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Auteur/autrice : camvillard
deux mille dix huit, deux mille dix neuf.
Alors voilà, déjà six petits jours que deux mille dix-huit a (presque) doucement refermé ses pages. Il n’y avait pas vraiment de mots pour définir deux mille dix huit - rien ne rime avec ça, c’est désespérant, alors cela laissait la porte ouverte à tout, trois cent soixante cinq jours de page blanche sans aucune attente. Et c’est vrai, je n’attendais rien de précis de deux mille dix huit, je crois que deux mille dix sept m’avait bien appris que cela ne sert pas à grand chose de prévoir, rien ne se passe jamais vraiment comme prévu. Continue reading « deux mille dix huit, deux mille dix neuf. »
cent quatre vingt huit for the win.
1er octobre, 8h30. Autour de la grande table en bois, pas très loin des croissants et des chocolatines de bienvenue, on se j(a)uge, café fumant devant nous. Il est encore tôt et on nous a bien dit de ne pas arriver en retard, à 8h30, on ferme les portes, tant pis pour vous. Alors on est tous là, les 22 petits nouveaux, batch 188, session d’automne du Wagon Montréal. Mi-excités, mi-fatigués - on perd vite l’habitude du rythme scolaire - il y a cette ambiance de rentrée des classes, cartables neufs en moins. Après quelques cafés (les premiers d’une longue, très longue série, je pense avoir éclaté mon record de consommation de caféine pendant cette période-là), on s’est installés en classe, avec ces nouvelles habitudes que l’on va commencer à se fabriquer sans trop savoir encore jusqu’où elles iront. Ma place, deuxième table à gauche, place du milieu. J. à ma gauche, A. à ma droite. Ce sera comme ça tous les matins, tous les soirs, alternant ainsi les heures de cours tantôt très studieuses, tous très concentrés, fronçant des sourcils sur des concepts un peu compliqués encore, qui nous paraissent flous, abstraits, lointains ; tantôt d’une insolente déconcentration, fous-rires et gribouillis sur les cahiers, gloussement sur des blagues pas si drôles, mais après une journée passée à coder, qui nous en aurait voulu, de rigoler bêtement comme cela. Continue reading « cent quatre vingt huit for the win. »
Cinq ans.
À 11h35 ça a fait 5 ans. Vol Air Transat TS500-quelque-chose, mon excellente mémoire pour les choses inutiles me fait défaut pour une fois, mais j’étais au hublot ; de ça, je me souviens. J’avais failli pas vraiment pouvoir partir - mon passeport n’avait pas la même adresse que je ne sais plus trop quel autre papier et à ce moment là, comme je n’étais plus certaine de vouloir réellement partir, j’avais presque espéré un refus à l’embarquement. J’ai toujours aimé voir des signes de l’univers partout : ça me semblait être suffisamment grand pour me faire comprendre que cela ne servait à rien de tout plaquer et d’aller voir de l’autre côté de l’Océan si c’était plus cool. Cela m’aurait un peu embêtée, tout de même. Mon papa avait déjà dû repartir et j’étais donc toute seule à l’aéroport de Bordeaux, un lundi matin à l’aube, sans grand autre choix que celui de poser mes deux fois vingt-trois kilos autorisés, plus quelques excédents, sur les tapis d’enregistrement. Tant pis pour le signe du destin, et puis le consulat français, appelé en catastrophe, venait de confirmer que je pouvais tout de même embarquer. Continue reading « Cinq ans. »
Bribes.
Je n’aurais pas pensé que parler de ce mois entre parenthèses aurait été si compliqué. Je n’aurais pas forcément pensé que j’allais remettre en question ce besoin d’écrire sur tout et sur n’importe quoi. Je pensais que les mots allaient glisser plus facilement, mais force est de constater que lorsque tout va bien, les mots restent bloqués*. *je vous épargne le sans maux, pas de mots, parce que je me suis trouvée lamentable en écrivant ça.
(…)
Ça n’allait pas fort, avant de partir. Ça n’allait plus très fort depuis quelques temps et je voyais bien qu’autour de moi, on essayait de me relever, un peu en vain. Alors j’étais partie, parce que je sais bien faire ça, m’enfuir quand c’est trop difficile. J’avais pris mes billets d’avion sur un coup de tête, un mois à la maison, ça ne peut que me faire du bien. Un mois d’océan, un mois de maman avec qui jouer au Scrabble, un mois de papa avec qui jardiner sans parler. Un mois comme une parenthèse dans un quotidien que je ne gérais plus, un mois pour revoir ceux qui me manquent, tout le temps, un mois à vadrouiller tout en ayant un peu de travail auquel me raccrocher : cela me semblait bien, pour prendre du recul sur tout le reste. Continue reading « Bribes. »#7
Des avions, des bus et puis des trains. OK
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Et puis, la maison.
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mes chaines de yoga favorites
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#6