Dimanche, on a fait un semi marathon avec Claire et Justine. Claire et Justine, c’est un petit peu mes doubles sur les idées sportives débiles et qui vont nous emmener toujours un peu loin. La course dans la neige, c’était avec elles, les sorties runnings au Mont-Royal par -15, c’est avec elles, soulever des sacs de sable en courant, c’est avec elles aussi. Et forcément, le semi-marathon, c’était avec elles aussi. Continue reading « Le semi marathon »
Mois : avril 2014
Salade de kale à la grenade
Ça fait longtemps, bien bien bien longtemps que je veux faire des salades de kale. J’en mange tout le temps dans les restaurants un peu grano où je vais, mais jusqu’à présent, j’avais jamais encore franchi le pas. La dernière fois que j’ai acheté du kale, j’étais dans ma période courges et je ne mangeais que du potimarron avec des oignons : le kale avait fini dans les smoothies de ma coloc.
(C’est qu’il faut savoir que j’ai mis un certain temps avant de me remettre à la cuisine, en arrivant à Montréal)(je crois que j’ai pris 10 kilos parce que je ne me suis nourrie que du bon pain de mon travail pendant six mois)(forcément)(visiblement, déménager à Montréal n’a pas vraiment soigné mon souci de non-modération dans la vie)(hein.)
Enfin bref, la dernière fois, j’ai fait mes courses en revenant de L.A., j’étais encore toute pleine de cette énergie des vacances (je me suis aussi brusquement souvenue que je cours un semi-marathon dans une semaine)(et que ce serait plutôt bien de recommencer à manger correctement) et alors j’ai acheté du kale, avec dans l’idée de me refaire des tas de salades comme celles que j’ai dégustées en Californie (parce que j’aime beaucoup glisser dans les conversations que je entre de Californie)(oui, et non, monsieur, je ne suis pas bronzée parce qu’il y avait du vent quand même).
Alors le kale, je sais qu’en France, c’est encore un truc de bobo qui fait ses courses dans les marchés bio et qui a le temps de faire dix huit fruiteries avant d’en trouver, sauf qu’ici, c’est juste un chou quoi, alors on en trouve tout partout. Si vous en trouvez pas, inventez, mettez autre chose à la place (enfin, mettez pas du saucisson en remplacement, soyez pas stupides non plus), mais genre de la salade un peu croquante (je sais pas laquelle par contre), ou du chou romanesco, je suis certaine que c’est très bon aussi. Mais tant qu’à manger du chou romanesco, faites le plutôt rôtir au four avec du paprika.
Je vous livre donc ici ma salade un peu chouchou, que je fais en ce moment plus que de raison. Si vous aimez pas les fruits dans les salades par contre, revenez demain.
* elles sont pas sur la photo, j’ai un peu oublié d’en acheter, je ne suis pas encore très forte pour tout ça.
** ici on dit pomme-grenade, je trouve ça si poétique.
*** ou plus si vous aimez le tahini, moi je pourrais le manger à la cuillère, miam miam.
Commencez par vous occuper du kale : il faut lui enlever les tiges, et couper assez grossièrement les feuilles, mais quand même, il faut les hacher un peu, le rincer à l’eau claire et admirer les jolies feuilles. Ensuite, mélangez le tahini, la moutarde et le yaourt nature, puis versez les 2/3 de la préparation sur le kale, et massez longuement les feuilles avec la sauce. Vous pouvez mettre une chanson pour vous donner de l’entrain et si vous pouvez réaliser cette opération une heure avant le repas, c’est encore mieux. C’est assez important comme étape, parce que sinon les feuilles de kale vont être un peu trop dures.
Si vous avez le courage (moi je l’ai une fois sur deux)(l’autre fois sur deux, je les oublie), faites rôtir vos pacanes en les enrobant d’un peu d’huile d’olive puis de miel, puis en passant tout ce petit monde au four pendant 10 min à 180°C. Sinon, c’est pas grave.
Coupez ensuite les cébettes en rondelles, les poires en petits cubes et faites pareil pour les champignons, même si vous devriez avoir un peu plus de mal à faire des vrais cubes avec les champignons.
Dressez ensuite le kale et ajoutez les poires, les oignons, les champignons et les pacanes (rôties ou non). Coupez la grenade en 2, pressez-la un peu pour décoller les grains et ensuite, place à l’astuce merveilleuse pour faire sortir ces derniers : ouvrez la paume de la main, placez la demi grenade dedans, puis retournez la main (et donc la demi-grenade qui est dedans, hein) et tapotez sur le dessus de la grenade avec une cuillère en bois. Les grains vont se détacher, vous allez en mettre partout (mais ça va rendre votre cuisine vraiment jolie) et c’est très pratique.
Finissez ensuite d’assaisonner, poivrez, faites griller du bon pain de campagne et mangez tout ça en vous congratulant et en m’envoyant des photos parce que c’est une super salade.
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Los Angeles.
Ce voyage, on l’a décidé un peu sur un coup de tête. Parce que deux amis s’y sont retrouvé catapultés, un peu à la dernière minute, parce qu’on s’est dit que c’était l’occasion, parce qu’il fallait qu’on parte, qu’on se retrouve, qu’on fasse quelque chose. Et puis moi, après 8 mois d’hiver, de neige et de slush, j’avais besoin de soleil, de mettre des shorts et de manger en terrasse. Alors on a pris les billets, les copains on arrive dans 3 semaines, bisou. Continue reading « Los Angeles. »
J'ai trop pleuré dans les aéroports.
depuis ce billet, dès que je mets les pieds dans un aéroport, j’ai cette phrase qui me vient. Parce que moi aussi, je crois, j’ai trop pleuré dans les aéroports. Je crois que je n’ai jamais été très forte pour dire au revoir. En tous cas, depuis que je suis en âge de comprendre tout ce que ça veut dire, un au revoir. Il y a toujours un tas de trucs qu’on cache derrière ça, des baisers qu’on aura pas osé donner, des mots qu’on aura tus, des gestes qu’on aura gardé pour soi. Tous ces petits trucs qui prennent plus de sens quand on dit au revoir. Au revoir, je n’aurais peut-être plus l’occasion de t’embrasser pendant trop longtemps, au revoir, on n’échangera que ces banalités qu’on échange tous les jours, par téléphone, par skype ou par WhatsApp, mais encore une fois, on gardera les choses qui font un peu mal sous les mots drôles qu’on préfère distribuer. Continue reading « J'ai trop pleuré dans les aéroports. »