histoire publiée le 14 avril 2020

crayons de couleur
de retour

enfin, de retour, je ne sais pas, je n'en sais vraiment rien. J'ai voulu prendre le temps de refabriquer les parenthèses de bout en bout. Repartir de zéro, non pas au niveau des textes, je les aime bien, je crois, ces textes, mais je voulais avoir des fondations solides pour l'enveloppe, c'est à dire jque je voulais mettre à la poubelle tout ce qui avait un rapport avec Wordpress, que je hais (...)

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histoire publiée le 20 septembre 2019

paysage enneigé
deux mille dix huit, dix neuf

Alors voilà, déjà six petits jours que deux mille dix-huit a (presque) doucement refermé ses pages. Il n’y avait pas vraiment de mots pour définir deux mille dix huit – rien ne rime avec ça, c’est désespérant, alors cela laissait la porte ouverte à tout, trois cent soixante cinq jours de page blanche sans aucune attente. Et c’est vrai, je n’attendais rien de précis de deux mille dix huit, je crois que (...)

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histoire publiée le 09 décembre 2018

le wagon montréal
cent quatre vingt huit

1er octobre, 8h30.Autour de la grande table en bois, pas très loin des croissants et des chocolatines de bienvenue, on se j(a)uge, café fumant devant nous. Il est encore tôt et on nous a bien dit de ne pas arriver en retard, à 8h30, on ferme les portes, tant pis pour vous. Alors on est tous là, les 22 petits nouveaux, batch 188, session d'automne du Wagon Montréal. (...)

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histoire publiée le 12 octobre 2019

montréal sous la neige
cinq ans

À 11h35 ça a fait 5 ans. Vol Air Transat TS500-quelque-chose, mon excellente mémoire pour les choses inutiles me fait défaut pour une fois, mais j’étais au hublot ; de ça, je me souviens. J’avais failli pas vraiment pouvoir partir - mon passeport n’avait pas la même adresse que je ne sais plus trop quel autre papier et à ce moment là, comme je n’étais plus certaine de vouloir réellement partir, j’avais (...)

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à propos.

je m’appelle camille, j’ai trente et quelques années et mon acceptation de cet âge est environ égal à mon dégoût des betteraves – à égalité avec mon incompréhension face aux personnes qui aiment les Pim’s à l’orange.

dans la vie, je suis principalement développeuse front-end chez Décathlon et directrice artistique en free-lance, mais je fais plein d'autrs petits trucs en plus ; ce qui me permet de faire de longs monologues lorsqu’on me demande mon travail (ce qui ne me plait pas forcément parce que je n’aime pas beaucoup parler de moi, même si ce à propos laisse à penser le contraire).

j’habite à Montréal depuis quelques années et pour l’instant, j’aime suffisamment la neige pour avoir envie d’y rester, et comme on parle de Montréal, j’en profite pour vous dire que la ville souterraine dont parlent les guides touristiques n’existe pas.

je suis extrêmement intolérante envers les erreurs typographiques, mais comme je suis tout aussi pleine de contradictions, je n’aime pas beaucoup les majuscules et je m’en passe un peu trop souvent.

les petites parenthèses

les petites parenthèses, ce sont tous ces petits textes sans forcément d'image ni même de ponctuation, mais qui en avaient marre de sommeiller dans mes petits carnets.

9 juillet 2018

07

Je m’arrête parfois tout net, comme si je n’étais plus capable de faire autre chose. Je m’arrête tout net et j’essaie d’imaginer comment cela serait, si finalement, je n’avais jamais déménagé. Si, finalement, comme pour beaucoup coup de choses, j’avais (...)

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11 mai 2018

06

Les bras, les clavicules, le ventre, les cuisses. Comme une ritournelle, incessante, obsédante, pesante, morbide. Mortelle. Précisément mesurer, tous les matins, tous les midis, tous les soirs, parfois un peu plus souvent, quand un miroir croisait son chemin, le contour des (...)

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6 mai 2018

05

Tu me murmurais à quoi bon. À quoi bon s’aimer, si l’un de nous deux choisira de partir en premier. À quoi bon se faire rire et se découvrir, à quoi bon s’embrasser, à quoi bon se retrouver, à quoi bon (...)

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3 avril 2018

04

Vingt-six ans. Cela fait vingt-six ans que toutes les semaines, à peu de choses près, je pose la main gauche à la barre, quelques temps de port de bras, tourner légèrement la tête, ne plus penser à rien d’autre qu’à (...)

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instagram.

48è jour, mais j'ai dû regarder sur mon calendrier pour vérifier. 
je n'en peux plus. j'ai fait un cake aux amandes pas très bon, il était censé être au citron, mais l'huile d'olive a pris le dessus et j'ai eu envie de pleurnicher d'avoir gâché ma précieuse poudre d'amandes pour ça. mon époux en a mangé une tranche avec du nutella dessus et il a dit « non mais comme ça ça passe, c'est bon ». bref. j'ai raté ce cake.

j'en peux plus. je fais des barre de ballet et une une heure 30 de spinning par jour (clairement les 350$ les mieux investis de l'univers, ce vélo) (à fond la forme) par jour, j'ai mal aux fesses, mais sans ça, je suis incapable de m'endormir. ma concentration est restée coincée quelque part entre le 3è et le 5è jour de confinement et j'ai énormément de mal à être efficace. et en même temps, j'ai rien d'autre à faire que bosser.

je marche dans le couloir pour faire comme si je me promenais, et on essaye d'aller se promener dans des endroits un peu différents que le parc à côté de la maison que je commence à connaitre par coeur mais je n'en peux plus et en plus il pleut aujourd'hui et je crois que c'est le petit truc qui fait tout basculer du mauvais côté.

alors j'ai commencé un levain. j'ai recommencé Gilmore Girls. j'ai appelé ma cousine, que je n'avais jamais de ma vie appelée, parce que bon, j'aime pas trop (= du tout) appeler, mais il me semblait que c'était l'occasion, maintenant que les règles sont transformées. je m'occupe des quelques plantes qui n'ont pas encore rendu l'âme. je joue avec ma maman à des jeux de mots où elle explose les scores pendant que je trouve des mots de 3 lettres. je joue avec Coco. j'ai recommencé à penser à une petite boutique de papeterie en ligne. et surtout, j'ai acheté de quoi me teindre les cheveux en rose (mais ne le dites pas à ma maman). je n'en peux plus, mais comme on dit ici, ça va bien aller.

j'espère que vous, ça va.
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#stayathome #restezchezvous #stayhome #biarritz #beachplease #sunset #chasinglightsj'adore cette photo.
même si : le contenu de la casserole semble peu appétissant, la photo est floue, le flash est immonde, la plaque de cuisson est sale.
j'adore cette photo, prise il y a déjà beaucoup d'hivers (je crois que c'était il y a 5 ans), au Mont Orford, alors que mon amie E. et moi étions partie 4 jours nous enfermer loin de la civilisation, pour faire du ski de fond. On a dormi dans un refuge sans eau, ni électricité, pendant 3 nuits, alors que c'était le pire hiver du monde, tout était gelé - les pistes de ski de fond incluses, donc c'était un échec de ce côté-ci.
On a fini notre séjour dans un spa, parce qu'après 4 jours sans douche, on avait mérité de prendre un peu soin de nous.
c'était génial. Et ce plat de pâtes était, finalement, très bon.
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#holidays #montorford #survivalistenviron #refuge #sepaq #restezchezvousvivement qu'on puisse y retourner.
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#stayathome #restezchezvous #çavabienaller #montroyal #chasinglightsquand on allait voir la mer une fois par an, au moins.
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#barharbor #maine #usa #oniravoirlamer mais pour le moment #stayathome #restezchezvouscoco est très contente de pouvoir se confiner sous la couette elle aussi.
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#cocopointvirgule #cocoprout #confinmenet #restezchezvous #stayathome #catsofinstagram #kittenson aurait dû - s'il n'y avait pas eu de confinage et aussi si on avait pas procrastiné pour a/ poser des vacances, b/ prendre des billets d'avion, c/ s'organiser, partir au Chili en voyage de noces en avril/mai. C'est à dire qu'on aurait du y être peut-être maintenant. On ne sait pas trop quand on pourra repartir.

Ces montagnes, c'est la vue qu'il y a depuis le balcon de mes grands-parents. Ça fait 7 ans que j'ai pris cette photo, c'était la dernière fois que j'y suis allée. 7 ans sans voir son pays natal, c'est beaucoup.

Quand on était petits, quand c'était avant le 11-septembre, et qu'on allait là bas, juste avant l'atterrissage, ma maman allait demander aux hôtesses-et-stewards si on pouvait aller dans le cockpit, et on survolait les Andes, tout bas, tout bas, à côté des pilotes. Je crois que c'est l'un des plus beaux souvenirs d'enfance que j'ai.

#childhood #souvenirs #andesmountains #codilleradelosandes

© 2020 - les parenthèses

tout le contenu m'appartient, merci de ne rien voler.

design, developpement et ponctuation par cdlbisou (c'est moi)