1er octobre, 8h30. Autour de la grande table en bois, pas très loin des croissants et des chocolatines de bienvenue, on se j(a)uge, café fumant devant nous. Il est encore tôt et on nous a bien dit de ne pas arriver en retard, à 8h30, on ferme les portes, tant pis pour vous. Alors on est tous là, les 22 petits nouveaux, batch 188, session d’automne du Wagon Montréal. Mi-excités, mi-fatigués - on perd vite l’habitude du rythme scolaire - il y a cette ambiance de rentrée des classes, cartables neufs en moins. Après quelques cafés (les premiers d’une longue, très longue série, je pense avoir éclaté mon record de consommation de caféine pendant cette période-là), on s’est installés en classe, avec ces nouvelles habitudes que l’on va commencer à se fabriquer sans trop savoir encore jusqu’où elles iront. Ma place, deuxième table à gauche, place du milieu. J. à ma gauche, A. à ma droite. Ce sera comme ça tous les matins, tous les soirs, alternant ainsi les heures de cours tantôt très studieuses, tous très concentrés, fronçant des sourcils sur des concepts un peu compliqués encore, qui nous paraissent flous, abstraits, lointains ; tantôt d’une insolente déconcentration, fous-rires et gribouillis sur les cahiers, gloussement sur des blagues pas si drôles, mais après une journée passée à coder, qui nous en aurait voulu, de rigoler bêtement comme cela. Continue reading « cent quatre vingt huit for the win. »