Cinq ans.

À 11h35 ça a fait 5 ans. Vol Air Transat TS500-quelque-chose, mon excellente mémoire pour les choses inutiles me fait défaut pour une fois, mais j’étais au hublot ; de ça, je me souviens. J’avais failli pas vraiment pouvoir partir - mon passeport n’avait pas la même adresse que je ne sais plus trop quel autre papier et à ce moment là, comme je n’étais plus certaine de vouloir réellement partir, j’avais presque espéré un refus à l’embarquement. J’ai toujours aimé voir des signes de l’univers partout : ça me semblait être suffisamment grand pour me faire comprendre que cela ne servait à rien de tout plaquer et d’aller voir de l’autre côté de l’Océan si c’était plus cool. Cela m’aurait un peu embêtée, tout de même. Mon papa avait déjà dû repartir et j’étais donc toute seule à l’aéroport de Bordeaux, un lundi matin à l’aube, sans grand autre choix que celui de poser mes deux fois vingt-trois kilos autorisés, plus quelques excédents, sur les tapis d’enregistrement. Tant pis pour le signe du destin, et puis le consulat français, appelé en catastrophe, venait de confirmer que je pouvais tout de même embarquer. Continue reading « Cinq ans. »

Le week end dans la forêt #1

de partir trois jours dans un refuge, pour faire du ski de fond. Le ski de fond, j’ai commencé ça cette année (c’est à dire, j’en ai fait deux fois) et j’aime beaucoup ça. C’est presque aussi chouette que le snowboard, mais ça a ce gros gros avantage de pouvoir être pratiqué au parc du Mont-Royal et sans devoir faire une hypothèque avant d’aller prendre une pass pour deux heures dans une station de montagne (on pourrait croire que vu la quantité de neige qu’il tombe chaque hiver au Québec, les sports d’hiver de type ski alpin, snow - vous ai-je déjà mentionné qu’on dit planche à neige, ici ? - et toute autre activité du genre seraient peu dispendieuses, mais en fait trop pas, c’est super cher). Continue reading « Le week end dans la forêt #1 »

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