Au petit matin, comme d’habitude quand je suis en vacances, j’étais la première levée. Je ne sais pas trop quel est ce mécanisme qui fait que je me lève toujours en premier mais je crois qu’il y a un truc avec le fait que je mette toujours beaucoup trop de temps à prendre ma douche (oui, je prends une douche le soir ET le matin, oui je sais que c’est pas très bon mais non, je n’arrive pas à changer et pour tout le reste, je vais bien ne t’en fais pas), alors là je peux parfaitement prendre une douche très longue dont personne ne remarquera vraiment la durée.
Après un déjeuner pas bien bon, mais au moins, il y avait des yaourts à la fraise (le seul yaourt au fruit qui mérite d’exister si vous voulez mon avis)(ne venez surtout pas me parler du yaourt à l’abricot, la personne qui l’a inventé mériterait le bûcher et si quelqu’un avance que le yaourt à la cerise est bon, qu’il aille s’exiler quelque part où il pourra se nourrir de ça - et de betteraves.) on est parties faire quelques magasins.
Ah oui parce que dans le Maine, il y a pas mal d’outlets, ces magasins d’usine où tout est moins cher (et surtout bien moins chers que ce qu’on a au Québec, parce que Montréal, je t’aime de tout mon cœur, mais tu es beaucoup trop chère), alors on en a un petit peu profité. Un petit peu. (J’ai acheté les baskets les plus belles du monde entier)(je crois que si j’avais pas peur d’être ridicule, j’aurais dormi avec tellement je les aime déjà d’amour)(quand je serai blogueuse mode je vous les montrerai)(bisou).
Bref, après tout ça, il était l’heure d’aller regarder des phares et d’aller bronzer sur la plage parce que c’était quand même pour ça au début qu’on venait, hein. On a décidé d’aller voir le phare de Portland parce qu’il était apparemment très beau (il paraît que c’est le phare le plus photographié du monde)(ou des Etats Unis)(ou du Maine ?)(oui en fait je sais pas trop) et aussi parce que visiblement on avait décidé de faire le plus de kilomètres les moins optimisés possibles dans notre plan de route. Je vous ferai pas un dessin sur un plan parce que ça serait vraiment moche de voir que des zig-zags. Zigs-zags ? Zig-zag ? Je connais pas le pluriel de ce mot, pardon.
Alors on est arrivés au phare, on a trouvé ça très chouette parce qu’il y avait plein plein de rochers à escalader. Et Claire et moi, on aime à peu près autant escalader des rochers que manger des ficelles au bleu et faire de la slack line. Pendant qu’on crapahutait sur le granit (je sais pas), Justine se contorsionnait dans tous les sens pour poser son trépied et faire des photos très belles. Justine fait des photos très belles en règle générale.
Claire et moi, on a commencé à étudier les strates de roches, parce qu’on trouvait ça bizarre qu’il y ait du marbre entre les couches de roche qu’on supposait donc être du granit mais d’après Claire c’était trop dur pour être du granit. Moi je sais pas, j’étais nulle en géologie au collège (je préférais de très loin étudier la génétique, les chromosomes et les allèles, c’était ma passion)(j’ai tout déchiré au bac en pondant une brillante analyse sur le crossing-over et les phénotypes des drosophiles). Enfin, nous on s’est donc plutôt occupés de se demander comment les roches avaient pu finir dans cet état là, pour finir par prendre des photos ridicules. On a beaucoup rigolé.
On a après décidé de s’approcher plus près du phare (PARCE QUE LE DIRE C’EST BIEN MAIS LE PHARE C’EST MIEUX)(je suis vraiment désolée mais c’était la meilleure blague du week end alors je devais la faire ici) parce que mine de rien ça faisait 2 heures qu’on faisait les guignols sur les cailloux. Bon, le phare était joli hein, mais il faisait pas trop naufrager les papillons de notre jeunesse, si vous voyez ce que je veux dire, et on avait quand même envie de jouer dans le sable. On s’est donc trouvé une petite plage assez chouette, on a posé les serviettes à côté de trois adolescentes tout ce qu’il y a de plus américain dans le cliché, on a fait des handstands sur le sable, on s’est pas baignées parce qu’il y avait du vent et que l’eau était sa race de froide, et puis à 19h30 on a décidé d’aller souper parce que les restaurants ferment tôt, là bas.
Comme la nuit d’avant, on avait dormi dans un truc d’autoroute, là on avait décidé de casser la tirelire (NOT) et de dormir au Marriott. Petite astuce à ce sujet, si vous êtes pas trop à cheval sur le fait d’avoir vos nuits d’hôtel réservées bien à l’avance, profitez de l’appli Hotel Tonight qui donne des prix super intéressants sur des chambres pour la nuit même. Merci Jouanito pour le tip.
Bref, tout ça pour dire qu’on avait un chouette hôtel en prévision, moi je devais fêter mon nouveau permis de travail et Claire avait des trucs à fêter aussi alors on est allées acheter du champagne (enfin, du faux) et des whoopies, et on a décidé de boire tout ça dans la chambre, comme les ados très riches dans les films de gens riches. Avant ça, on a cherché à aller manger, mais tout était fermé, c’était vraiment pas très drôle, alors on a fini dans un truc vraiment nul, alors je vous en parle pas (mais sachez que la serveuse est presque venue balayer sous nos pieds pour qu’on parte vite)(en revanche il y avait des dès de mangue dans ma salade et j’ai trouvé qu’après la pastèque, c’était probablement la meilleure idée du monde).
Bon et puis après ça (et un froyo pour calmer ma faim parce que même si la salade était bonne, elle était rare) on est parties sauter sur les lits, faire les idiotes comme quand on avait dix ans et boire du faux champagne. C’était très bien et sur les 124 photos qu’on a faites, il n’y en a pas une seule d’exploitables. C’est vraiment dommage.
Et après on s’est couchées, on a dormi et le lendemain on est retournées acheter trop d’habits, on est retournées bronzer et faire des abdos et des push-ups sur la plage (les MachineGirls en vacances sont insupportables) et on a repris la voiture pour rentrer à Montréal avec des marques de bronzage du maillot de bain, quelques échantillons de roche pour comprendre la géologie du territoire, des nouvelles baskets pour chacune, des stylos d’hôtels pour moi parce que je les ai volés et plein de jolis souvenirs.
On a décidé qu’on devait aller voir la mer plus souvent.


Je note que t’y connais en drosophiles. Je te nomme responsable de la faune qui vit dans la poubelle.
Je note que t’y connais en drosophiles. Je te nomme responsable de la faune qui vit dans la poubelle.
Tes postes sont toujours aussi frais, j’ai le sourire pour la journée. (Et tout ton plaidoyer sur les yaourts aux fruits m’a bien fait rire)(tu n’as pas statué sur le yaourt à la framboise donc j’imagine que je ne suis qu’une demie-paria d’adorer ça
Bises
Je peux pas trop statuer sur le yaourt à la framboise : j’aime trop la framboise pour pouvoir ne pas aimer quelque chose à la framboise.
Je ne sais pas trop quoi dire à part que ça me fait toujours autant plaisir de te lire
Avec toi on a toujours l’impression d’y être un peu !
Effectivement il est très joli ce phare !!
Super photos !! Et super article
Punaise le Maine c’est mes prochaines vacances. Parce que c’est vrai que le Vermont c’est bonnard mais le Maine qu’est ce que ça me fait envie!!! (Contente de découvrir ton blog)
Haha ! Très bon post !
Et les photos sont superbes !
Xx
Julie
pas mal l’idée de faire sa gym tout en bronzant =) en tout cas il donne envie votre week-end ! Bonne journée
« On a décidé qu’on devait aller voir la mer plus souvent. »
Aller voir la mer, c’est la vie.
Je ne peux donc qu’être d’accord avec cette conclusion pleine de bon sens.
Je ne me lasse pas de ton écriture, c’est magique, on a vraiment l’impression de vivre le moment avec vous, et on a le sourire tout au long de la lecture. Tu as vraiment un don.
Merci de nous faire partager vos moments d’une si belle façon.
Camille, à chaque fois que je te lis, j’ai le sourire aux lèvres (et ce que je peux être d’accord pour le yaourt à la cerise)(et cette blague, magique !)(et j’ai un peu envie d’être avec vous, comme à chaque fois :p)
des zigzags. Le mot zigzag est un seul mot, donc pas de trait d’union, et il se met en majuscule comme tout nom commun qui se respecte.