Parce que parfois, j’ai juste envie de partager avec vous quelques trucs beaux, drôles, amusants, doux, qui font rêver, ou je sais quoi encore et qu’en plus, j’adore lire chez les autres ce genre de billet, parce que quand même, découvrir des nouveaux blogs, c’est un peu un des trucs les plus chouettes que l’internet mondial permet, voilà, moi aussi, je vous fais ma sélection des choses que j’ai retenues. J’allais dire « dans la semaine », mais comme j’ai pas vraiment envie de me mettre la pression pour publier chaque semaine (soyons très honnêtes, hein, ça fonctionnera pas), voilà, sans date de péremption, mes favoris du moment. Lire la suite
Month: mars 2015
Le nouvel appartement.
Oui je suis désolée, je sais bien que j’avais commencé l’année en disant que j’allais faire vachement plus de trucs avec ce blog, et pour être vraiment honnête, je sais pas à quoi je pensais en disant ça. Je veux dire, les journées ont toujours pas quelques heures en plus (si c’était le cas, je pourrais faire un cours de BodyPump de plus par jour, ce serait vraiment génial et je réussirai ENFIN à mettre 30kg pour les squats)(j’en suis à 22 et je finis le workout vraiment parce que le prof est beau comme le soleil), et donc les journées ont pas plus d’heures dedans et j’ai toujours autant de travail et je suis toujours incapable d’arrêter de travailler à une heure décente pour faire d’autres choses et je suis toujours pas capable de ne pas aller un soir au gym alors que j’aurais, soyons vraiment sincères, d’excellentes choses à faire si je ne rentrais pas chez moi à 20h30 tous les soirs, affamée parce que fractionnés, PowerCardio ou CX Works.
Ajoutez à ça un déménagement, une grippe qui s’est un peu transformée en otite et l’hibernation d’un hiver qui vraisemblablement ne finira qu’en 2016 et voilà.
Alors pour cette reprise de blog en douceur (tsé ça sonne un peu comme dans les magazines féminins ça, la reprise en douceur), j’ai pas structuré ce que j’allais dire alors il y a des chances pour qu’à la fin de l’article, vous ayez pas vraiment appris grand chose (mais en même temps, c’est pas vraiment le but).
Alors donc oui, j’ai déménagé. J’ai très envie de vous raconter comment de 7 personnes, on s’est finalement retrouvés juste 3 (dont une - moi - inutile parce que malade depuis 5 jours) ou de l’état lamentable dans lequel j’ai laissé ma chambre (seuls les Montréalais connaissent cet état indescriptible de boue, de graviers, de sel et de neige que nous laissons sur notre passage en bottes de neige)(mon dieu, je rêve de mettre autre chose que des bottes de neige, vous savez, le simple fait de penser à enfiler une paire de Converse me donne un orgasme )(même en pensant à d’autres Converse que mes préférées)(les blanches)(si vous voulez mon avis, chaque personne devrait avoir une paire de Converse blanches dans sa garde-robe), ou encore de comment j’ai voulu désinfecter mon congélateur mais comme j’avais un peu la flemme de le dégivrer, j’ai pshiiité de la Javel direct dedans sauf que forcément, bah ça a fait comme des mini-glaçons de Javel et franchement c’était pas si rigolo sur le coup. Je me suis pris la tête entre les mains, j’ai sursauté parce que j’avais des gants Mapa, mais je me suis vraiment lamentée après ça contre ma propre stupidité. Après j’étais contente, je me suis dit que ça ferait une bonne histoire à raconter à ma petite nièce d’amour quand viendra le temps qu’elle s’installe dans un appartement (mais on a encore une vingtaine d’années avant ça quand même).
Mais alors voilà, à 27 ans, je me retrouve pour la première fois de ma vie dans un appartement de grande fille, tsé un appart où y’a une chambre fermée, pis une baignoire dans la salle de bains, pis un grand frigo pour toi toute seule, pas juste un mini frigo qui tient sous les deux plaques de cuisson (y’en a toujours une qui marche pas en plus) et dans lequel quand tu as mis une bouteille de vin blanc et un sac d’épinards (pour les green smoothies), bah y’a plus rien qui tient. Là je crois que je pourrais faire une boum (OUI UNE BOUM) dans mon frigo tellement il est grand. J’ai aussi un un interphone directement relié à mon cellulaire (il faut faire le 9 pour ouvrir la porte, han c’est tellement bien, rends-toi compte), j’ai un balcon sur lequel je vais faire pousser du basilic et des tomates (si l’été arrive un jour), et, et, ET. Un dressing, avec de la lumière dedans et une porte et de la place pour marcher dedans. Voilà. C’était ça et le petit mur qui sépare la cuisine de mon salon qui ont fait que j’ai aimé tout de suite cet appartement, malgré le carrelage atroce de la salle de bains et les tâches de peinture un peu partout.
Il faut que je vous raconte qu’ici, on ne peint pas, on peinture, et je crois bien que la différence des deux termes prend tout son sens, c’est pas juste un mot, là. Je veux dire, expliquez-moi comment personne ne pense à mettre du ruban de masquage sur les parties qui ne sont pas à peindre (le plan de travail, les interrupteurs, les poignées de porte)(ce ne sont que des exemples, évidemment) et comment on s’en fiche, on peinture allègrement n’importe comment ? Je suis très heureuse d’avoir un appartement fraîchement peinturé comme on dit, mais alors vraiment, y’a de la peinture blanche partout sur mon plan de travail imitation sale (comme dirait ma maman) et ça rendra vraiment moche sur mes Instagram. C’est dommage, mais comme c’est vraiment les deux seuls défauts de cet appartement et qu’en plus, les salles de bain moches ici, c’est un peu la norme, je me suis faite à l’idée. Montréal, je t’aime quand même très fort hein, mais t’es nulle en jolies salles de bain.
Enfin voilà, dans les faits marquants de ces derniers jours, à part ma grippe désastreuse, j’ai investi dans une batterie de casseroles qui m’a coûté la bagatelle de 150$ (en soldes) et le pire de tout, c’est que je suis fière comme tout d’avoir une batterie de casseroles. D’où la photo d’ouverture de ce billet.
J’imagine déjà les merveilleuses purées que je vais faire (j’ai également acheté un presse-purée) ou bien euh, je sais pas encore ce que je vais cuisiner avec mes casseroles, mais elles sont très belles. Heureusement d’ailleurs parce que c’était un peu lourd à porter depuis la boutique jusqu’au bus 18 et que j’ai failli rater l’arrêt (je suis pas encore vraiment forte en repères d’autobus)(ici les arrêts ont pas de nom et y’a rien qui indique vraiment où on en est du trajet). Mais tout s’est bien passé et après avoir passé à la Javel (j’ai mal à mon environnement quand je pense à toute la Javel que j’ai utilisée ces derniers jours)(vraiment pardon, je suis très écolo sur tout (ou presque, hein), mais j’ai vraiment du mal à me passer de l’odeur de Javel pour savoir si c’est propre)(mais par contre je mange pas de fraises en hiver et je recycle et j’utilise de l’huile de coco pour me démaquiller sans coton) mais enfin donc, mes casseroles sont vraiment jolies dans mes placards - javellisés - de cuisine.
Je crois que c’est à peu près tout. Je dois vous raconter comment dans une autre vie j’ai couru un semi-marathon alors qu’il faisait -36°C. Saviez-vous que ce mois de février a été le mois de février le plus froid jamais recensé au Québec ? Voilà. En attendant, c’est tout, allez faire de la purée de topinambours, c’est vraiment très bon.
