Je crois que je sais ce qui est plus difficile que de faire sa valise pour un an, deux bagages en soute, deux fois 23kg pour remplir sa vie quand on arrive dans le pays où on s’expatrie. C’est encore plus difficile de rentrer chez ses parents et de se dire que maintenant, toutes nos affaires, elles ont plus grand chose à faire ici, alors il faut choisir.
Et puis on fait des tas. Ça, je l’emporte. Ça, je le laisse dans un carton, peut-être que je penserai à demander à ce qu’on me l’envoie, sinon, je sais pas, je reviendrai le prendre l’an prochain, pendant une de ces vacances marathon que seuls les expatriés peuvent connaître. Et le troisième ? Le troisième, c’est tous ces trucs qu’on n’utilisera sans doute plus jamais, mais qui font beaucoup trop partie de sa vie pour réussir à les jeter comme ça, sans réfléchir, alors on va les enfouir quelque part, pour tout doucement les oublier, sans que ça fasse trop d’égratignures aux souvenirs. Lire la suite



