Cela fait deux ans, tout de même, qu’un peu plus sérieusement qu’avant je me suis autorisée à croire en mon petit rêve de gamine, ma petite lubie à moi, celle d’avoir un jour ma propre marque de papeterie. Cela fait deux ans que j’ai ouvert un tableau Excel avec marqué en titre inventaire et que j’ai rempli deux fois parce que le reste du temps, j’oublie, ou bien ça m’ennuie, ou bien les deux, mais souvent, c’est surtout parce que c’est pas sérieux, tout ça, hein, c’est pas sérieux. Cela fait deux ans que je trébuche de peur à chaque fois qu’on me demande si papermiint pourrait devenir ma vraie vie, mon vrai travail, parce qu’au fond de moi, je sais très bien que c’est ça que je veux, mais que ça fait peur, cela fait deux ans que je souris fort quand on me complimente et que ça fait très mal quand quelqu’un dit non.
Cela fait déjà deux petites années que je travaille parfois dur, parfois moins dur, je vais vous l’avouer, sur ce petit-grand bébé, que je tâche de faire grandir un petit peu maladroitement parfois, en tâtonnant tout le temps, sans vraiment savoir. Tous les jours, je souris parce que je trouve ça formidable de réaliser que je touche du bout des doigts mon rêve de-quand-j’étais-petite, et puis tous les jours, je doute et j’ai peur, parce que c’est tellement moi, dans ces cartes, dans ces affiches, dans ces mots et dans ces bouts de papier, que la moindre petite phrase peut faire déchanter, chahuter dans le cœur et piquer les yeux, parce que si ça plait pas, c’est moi.
Alors j’ai gardé pendant longtemps au creux de mes brouillons ces mots, j’ai timidement commencé à les esquisser, et puis j’y arrivais pas, parce que si ça plait pas, c’est moi. Je me suis répété mille fois ce petit bout de phrase qui vient après, oui, mais si ça plait, c’est toi aussi. Oh, darling, what if I fall. Oh, but darling, what if you fly.

Il y a tellement de personnes talentueuses autour de moi, que c’est parfois difficile de garder le cap et de ne pas avoir le tournis. De se dire qu’on a soi même autant la place parmi cet univers de créateurs, de passionnés que ces autres que l’on admire. Il y a quelques temps, j’avais parlé avec Marie de cette hypersensibilité, dont je ne me cache plus, puisque c’est un petit grâce à ça, je crois, que j’écris comme j’écris, mais c’est à cause de ça aussi que c’est très difficile d’agiter les bras et dire regardez, moi aussi, je suis là. D’admettre qu’on a du talent, de croire en soi tout le temps et d’avoir, oh, juste un petit peu, confiance en soi.
Alors c’est sur la pointe des pieds que je fais, en sachant qu’il faudrait faire autrement, qu’il faudrait, pour une fois, taper des poings sur la table et faire une entrée triomphante. Cela fait deux semaines que ma nouvelle collection est sortie de chez l’imprimeur, cela fait deux semaines que les petits paquets sont sur mes étagères, en attendant que je veuille bien en faire quelque chose et si vous saviez comme je m’agace à avoir si peur et à douter autant, tout en admirant celles qui font mieux, qui font différemment, qui réussissent, en voyant bien que la chose qu’elles ont en commun, toutes ces personnes que j’admire, ce sont les risques et les doutes, mais le grand saut aussi, j’y vais même si, on verra, mais je vais le faire.
Tous ces petits mots pour vous parler de la nouvelle collection, pour vous dire que plus que jamais, j’y ai mis du cœur, parce que chaque petite phrase à envoyer ou à garder au creux de soi, veut dire quelque chose pour moi. Je vous en parlerai, sans doute, un jour, peut-être. Quand j’oserai vous dire sans trop trembler, par exemple, que ce petit « affectueusement » que j’ai mis sur l’une d’entre elles, c’est parce que mon papa signe ses courriers comme ça.
En attendant, la seule chose que j’ose faire, c’est vous demander, peut-être, de partager autour de vous, et de décider d’envoyer plus d’amour et de petits mots doux.
Le site web est là, et la boutique en ligne est là. Je serai au MMMarché de Noël le 3 décembre, si vous voulez me faire un petit coucou. Et, si vous avez envie de vendre mes cartes, mes affiches (et mes carnets qui arrivent bientôt, tout bientôt), j’en serai ravie, envoyez-moi un petit mot !

Moi je les aime d’amour tes petits mots, mais je crois que tu le sais 🙂 Je t’embrasse, affectueusement, jolie.
C’est beau ce que tu fais et ce que tu dis, comme toujours ! Quand je doute, j’essaie toujours de sauter le pas malgré tout, parce que du saut dans le vide on garde toujours la sensation du grand frisson !
Bravo Camille pour avoir trouvé le courage de te lancer et de mettre des mots sur cette bataille de sentiments! C’est toujours un plaisir de suivre ton cheminement sur ce blog…
Tu es inspirée et inspirante: puisse ton rêve d’enfant devenir grand!!!
Ce que tu fais est superbe, n’en doute pas ! C’est toujours plus facile à dire qu’à faire, je le sais, je fais partie du club. Continue en tout cas, c’est beau, c’est doux et ça fait du bien 🙂
C’est un beau projet auquel tu as donné naissance ! En tout cas c’est un plaisir de le découvrir, je le garde au chaud pour de belles attentions personnalisées… Et je souhaite au bébé de grandir comme il faut ! 😉
Maya Joys
http://mayajoys.com/
J’aime beaucoup ton univers, ta manière de t’exprimer, tes petits mots et ton petit monde 🙂
C’est ça aussi grandir, c’est assumer que tout ce qu’on fait, c’est nous. Maintenant j’arrive à me dire que rien n’est un échec, qui tout est soit une victoire, soit un apprentissage, mais c’est parfois encore un peu difficile 🙂
mais ta boite à caractères d’imprimerie… et je croise tous mes doigts pour tes cartes, les paillettes ainsi que 2017!
C’est tellement chouette, tes mots, tes cartes et les mots sur les cartes aussi. C’est tellement joli, je les voudrai toutes, trop dur de choisir. C’est si difficile de se lancer, de croire en soi, mais ce que tu fais tu fais est si beau et si sensible. Chaque fois que je te lis ça me colle un sourire sur mes lèvres et des paillettes qui pétillent dans mon cœur…
Je voulais juste te dire que je trouve que c’est très joli ce que tu fais.
Aussi joli que la personne que tu es, c’est à dire beaucoup beaucoup plein plein.
Des bisous
Des paillettes et du succès, je t’en souhaite plein! (Et j’aime beaucoup la papeterie + ce que tu fais, promis si un jour j’ouvre un concept tea room-librairie-petite boutique, tes cartes prendront une place de choix parmi le coin boutique!)
Belle Camille, on se connait depuis 1 an maintenant et du haut de cette jeune amitié je vois déjà comment tu as évolué.
Tu sais, pour qu’un OUI ait autant de valeur dans ton cœur, c’est parce qu’on sait très bien que des Non traineront toujours autour.
Accroche-toi à ces OUI. Enrobe-les de paillettes comme tu les aimes tant, mange-les avec une sauce à l’avocat, trempe-les dans un bon gin to’ et déguste-les comme il se doit!
Ces OUI, c’est à toi, c’est pour toi et c’est grâce à toi.
Les NON, on les déteste pas, on les aime pas trop non plus. Mais qu’est-ce qu’on ferait comme conneries et comme chose moche si le NON n’existait pas!
Continu comme ça, à ton rythme. Et rappelle-toi qu’il t’a quand même fait finir un marathon (ce rythme-là!)
Ils sont ravissants ces petits mots doux ! J’adore ton univers (même si j’ai du mal à commenter…).
Ces petites cartes véhiculent de très jolis messages. Alors accroche-toi à tes rêves, tu atteindras les étoiles !
Ton écriture est superbe, bonne chance pour la suite! ♥