Le défi 28 jours.

defi-28-jours

 

 

L’an passé, on nous avait lancé un défi, à Montréal : passer le mois de février sans boire d’alcool, pour soutenir la fondation Jean Lapointe. J’avais signé et j’avais échoué de manière assez lamentable, récoltant en un demi-mois l’équivalent de six mois de cuites. C’est vraiment mal et je suis pas si fière de moi, ne tentez pas de reproduire mon exemple à la maison et sans surveillance, ça avait été lamentable et catastrophique, mais y’avait eu des anniversaires et puis la Saint-Valentin que je cherchais à éviter, alors hein, ne me jugez pas.

Alors quand cette année, on en a reparlé, j’ai levé haut la main, je veux le faire et je vais y arriver.

C’est pas si dur, moi ça fait juste rajouter un critère de plus à la liste des trucs qui font que je suis super pénible en soirée (c’est à dire que je suis végétalienne, que j’aime pas les frites, ni les betteraves - même si ces dernières ont rarement leur place pendant les apéros, c’est vrai - que je refuse de consommer de l’huile de palme ET EN PLUS je bois pas d’alcool), sauf qu’en 2015, j’ai décidé que ces stupidités de trucs sociaux qui font qu’on doit forcément boire de l’alcool pour être très amusant en soirée, bah j’allais les combattre.
J’en ai un petit peu marre de cette pression sociale débile qui pousse tout le monde à te regarder très étrangement quand tu commandes un jus de tomate au lieu d’une bière et que franchement Camille, t’es chiante avec tes trucs, tu pourrais t’amuser avec nous. Est-ce que boire un jus de tomate me rend moins drôle, je ne pense pas (j’ai beaucoup de blagues hilarante, d’ailleurs, je pourrais vous raconter celle de la chaise - elle est pliante)(les gens au bureau ont sans doute envie de jouer au roi du silence avec moi), et est-ce que boire un jus de tomate va me rendre moins intéressante, je ne pense pas non plus.

Et en plus j’en ai marre des journées de gueule de bois, parce que j’ai bien trop de choses à faire de mes journées (regarder Grey’s Anatomy, mettre au point la meilleure recette de courges rôties au sirop d’érable ou chercher les plus beaux shorts de running de la ville) pour les passer sous ma couette en train d’agoniser parce que j’ai mal à la tête et que je veux ma maman, un Doliprane et de l’eau qui pique.

Il se trouve qu’en plus, en février, j’ai un semi-marathon à courir (étant donné le niveau de l’entraînement à la course de ces derniers temps, je vais pas trop jouer sur le chrono, je voudrais juste le finir sans engelures, avec les mains entières et sans tomber soixante sept fois sur la glace parce que vous allez voir qu’avec le fantastique hiver qu’on a en ce moment, oui c’est très ironique, il va pleuvoir du verglas la veille).
Enfin, tout ça pour dire que mes nouvelles convictions, couplées à ce défi, le tout surmonté du semi-marathon, font que je suis bien décidée à y arriver.

Pour y participer, c’est pas mal simple, il suffit d’aimer la page Facebook et de faire un petit don d’1$ par jour, soit 28$ si comme moi vous êtes brillants en calcul mental. Et c’est tout. Enfin, il faut après tenir 28 jours sans boire d’alcool, donc.

Alors pour pas vous laisser avec une recette de jus de tomate (c’est très simple, ouvrez une canne de jus de tomate Heinz et verse-la dans un verre, et laissez de côté la branche de céleri qui est infecte mais que tout le monde ici s’obstine à mettre quand même - je ne comprends pas cet attachement au céleri), je vous laisse plutôt avec une recette de smoothie, probablement le meilleur du monde avant que j’en trouve un autre meilleur du monde.

* Mettez tout dans le blender et blendez. C’est tout.*

Bisou et bons 28 jours.

5 Comments

  1. Je comprends tout à fait la difficulté de s’intégrer sans remplir tout un tas de codes sociaux au final idiots. Peut être que c’est parce que maintenant je commence à être « vieille » mais je trouve ça un peu plus simple maintenant de s’assumer telle que l’on est. Bon challenge en tous cas pour février :)

    Répondre

  2. Je ne viens pas assez souvent sur ton blog, parce qu’à chaque fois je me dis que je t’aimerais beaucoup en vrai (pour ta narration, et tes idées!)
    Ce post tombe à pic (remarque la belle assonance), je me suis fixé un petit challenge de début d’année moi aussi avec l’alcool.
    Parce que pareil j’en ai marre des remarques des gens à moitié choqués que tu ne boives pas d’alcool (parce que parfois tu n’as juste pas envie), parce que je suis migraineuse et que je veux faire le test pour comparer la fréquence de mes migraines sans alcool et que j’en ai ras le bol des 48h de gueule de bois … (même avec quelques verres, parfois) et aussi parce que je cours le semi marathon de Paris le 8 mars prochain. du coup je me suis fixé 2 mois et 8 jours sans alcool.
    Et franchement, passé les moments d’interrogation dans les bars (mais que boire?), tout va bien après un mois :-p

    Bref, je te souhaite le meilleur pour ton semi-marathon et… continue à écrire, je continuerai à te lire ^^

    Répondre

  3. Je me rappelle avoir commenter l’année dernière sur le blog d’Elodie qui parlait de ce défi car je suis une de celle qui en soirée (et même en général) ne boit pas, ou alors un verre de temps en temps, mais vraiment sans plus. Et il y a toujours ce regard des gens, l’insistance du barman, ceux qui répètent « tu es sure tu ne bois rien? », ceux qui pensent que tu ne vas pas t’amuser ou que même tu as un problème. Je ne bois pas … parce que c’est comme ça. Pourquoi devrait on se justifier dès qu’on ne rentre pas dans une case? dès qu’on ne suit pas le chemin « normal »? (et qu’est ce que la normalité ?:p). Donc merci pour cette partie de ton article qui dit que non sans alcool on est pas moins drôle, on bouge pas moins sur la piste de danse et j’en passe :)

    Répondre

  4. Je suis aussi la-fille-qui-boit-du-jus-de-tomate - ou du Coca (qui est socialement beaucoup mieux accepté, va savoir pourquoi) voire de temps à autres un Virgin Mojito (qui fait illusion auprès de ceux qui n’ont pas entendu la prise de commande, et fait rire les autres, c’est toujours ça de pris). Mais je n’aurais aucun mérite à participer au défi, parce que je n’aime tout simplement pas le vin ni l’alcool - sauf le cidre avec les crêpes et le vin blanc en cuisine.
    Le meilleur souvenir d’être celle-qui-ne-boit-pas-d-alcool (outre d’avoir des souvenirs tout court), c’est la tête que faisaient les gens quand, à la question de savoir à quoi je carburais (parce que ça avait l’air d’être de la bonne), je répondais : Coca et jus d’ananas. Donc oui, mille fois oui, pas besoin d’alcool pour se désinhiber et s’amuser ; on peut avoir l’air bourrée à jeun.
    (De son côté, mon copain geek a élevé la provocation sans alcool en art de vivre, prônant le lait-fraise au milieu des bières - alors même que je ne l’ai jamais vu boire de lait-fraise, tout juste des milkshakes banane.)

    Répondre

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>