ponctuation_une

Une histoire de ponctuation.

Oui, salut.

Dans la vie, j’adore la ponctuation. Je sais pas si c’est de la déformation professionnelle ou si c’est parce que justement, j’aimais vraiment beaucoup trop la ponctuation que je me suis mise à m’intéresser de plus près à la typographie et aux règles grammaticales qui régissent la ponctuation, mais voilà, j’adore la ponctuation. Si j’utilise de manière un peu exagérée les virgules, j’essaie de me soigner un petit peu et d’explorer un peu plus loin les possibilités de la langue française.
Je suis absolument fascinée par les milles possibilités de retranscrire par écrit ce qu’on peut faire avec une voix - et s’il vous plait, même si j’aime très fort coller des smileys partout, non, je ne parle pas d’eux ici. C’est pas tout à fait le sujet, mais à Montréal, il y a une telle défense de la langue française que ça force un petit peu à l’aimer encore plus, à l’utiliser mieux, à chercher les meilleurs mots, les meilleures tournures. Sincèrement, il y a eu une époque où je détestais le français (je rejetais en bloc tout ce qui appartenait à la France, c’est comme ça, j’avais besoin de crier mon désamour pour ce pays), et puis j’ai quitté la France, je suis arrivée à Montréal où l’anglais côtoie le français tous les jours, dans les mêmes phrases parfois et je me suis rendu compte de la beauté de cette langue et de l’urgence de tout faire pour qu’elle reste autant parlée et respectée.

J’adore bien entendu les parenthèses, c’est même pas la peine d’aller chercher plus loin. Quand j’étais au collège, mes profs de français s’arrachaient les cheveux parce que je mettais des parenthèses partout, alors, à chaque copie rendue, je me retrouvais avec une indication dans la marge, jamais de parenthèses dans une rédaction. Je ne sais pas si mon côté rebelle et défiant l’autorité a décidé à ce moment de continuer à en user et abuser jusqu’à ce que moi même je sois perdue dans mes phrases, mais en tous cas, j’ai continué à en mettre tout le temps (et j’ai eu 6/20 au bac de français, voilà)(vous pouvez rire, j’ai fini par passer au dessus de ce souvenir un peu déplaisant). Quoi qu’il en soit, je trouve assez génial de pouvoir inventer une deuxième vie au milieu d’une phrase, comme ça, pof, sans que personne ne s’y attende.

Je suis nulle en points virgules, je n’arrive pas bien à les placer et à savoir quand c’est vraiment pertinent. Je tire d’ailleurs mon chapeau à ces personnes qui glissent, l’air de rien, ce petit symbole mal-aimé et qui le font de manière totalement inconsciente et brillante. Vraiment, mesdames, messieurs qui maniez le point virgule avec dextérité, je vous admire fort, très fort, sachez-le. Un peu comme ces personnes qui arrivent à marcher avec des talons aiguille toute la journée ou encore ceux qui arrivent à décoller les deux côtés des Prince de Lu sans en casser un seul.
Moi, du point virgule, je sais qu’il prend une espace insécable avant et après, mais c’est bien tout (et je porte des talons une fois par an, dix minutes).

Dans mes courriels, j’ai tendance à mettre des points d’exclamation partout. Partout, partout, partout. Je me souviens que ma maître de stage, en agence d’archi, m’avait un jour dit que c’était fantastique parce qu’on reconnaissait absolument du premier coup mes emails, sans même lire la signature. J’avais trouvé ça cool, mais après, j’ai relu et je me suis trouvée vraiment peu professionnelle. Qui s’exclame autant alors qu’on parle de l’épaisseur de la vitre du display à changer et des retards dans le chantier en cours ? Moi, mais sinon, personne.

Je me suis un peu calmée sur les points d’exclamation, mais je reste une fervente adoratrice de ce symbole. J’aime dire aux gens que j’ai écrit cette phrase en souriant, en criant, en hurlant, en chantonnant, avec des paillettes dans les yeux, ou avec de la rage dans la voix (mais ça, ça n’arrive pas si souvent) et s’il y a un moment où mon point d’exclamation est naturel, alors que les règles d’écriture y mettraient plutôt une virgule, posée, calme, c’est dans mes bonjours de début de courriels - toujours eux, puisque les courriers papiers sont quand même vraiment très rares.

Le point d’interrogation, bon, celui là permet un peu moins de fantaisies, mais je le trouve si beau que je finis parfois par inventer des questions, juste pour en glisser un. Un de mes plus grand regrets (en plus de ne pas pouvoir faire pousser des avocats dans mon jardin)(et d’avoir un jour épilé n’importe comment mes sourcils, leur donnant aujourd’hui une allure totalement stupide et ridicule)(vous voyez, les parenthèses sont une invention merveilleuse), c’est que la langue française n’utilise pas les points d’interrogation inversés de début de phrase, comme en espagnol. Je trouve ça terriblement chic, d’encadrer les phrases comme ça.

La virgule, comme je le disais plus haut, je l’aime beaucoup aussi, parce qu’on peut faire des phrases à rallonge, rajouter des informations qui ne servent pas forcément beaucoup, faire des pauses, ajouter encore et encore des items à des listes qui n’en finissent plus. Quand on écrivait notre magazine avec M., ma sœur et ma mère se sont arraché les cheveux en relisant mes textes, parce qu’il y en a trop, Camille, ton texte est bourré de virgules, arrête ! Bon, alors parfois je me calme, et parfois non.

Et puis, sincèrement, vous n’en avez pas marre de lire des textes ponctués n’importe comment ? Des phrases sans respiration, des points partout, des renvois à la ligne à chaque phrase, des majuscules n’importe où (non, les nationalités ne prennent pas de majuscule si elles sont utilisées comme des adjectifs)(et écrire un livre français au lieu d’un livre Français ne vous pas moins chauvins pour autant, va), des points partout alors que quand même, quand on dit qu’on aime les tartines d’avocat, est-ce que ça ne mériterait pas plutôt un joli point d’exclamation, ça ?

Dites-moi, est-ce que vous aussi, vous faites attention à ça ?

Sources : image en une / Full Stop / Point Virgule / Tirets / EastSide Bookshop / Guillemets / Ampersand

31 Comments

  1. Ma prof de français en seconde m’avait dit « pas de parenthèse, si on met quelque chose entre parenthèses, c’est qu’il n’est pas indispensable et qu’on peut s’en passer », donc les dissertations et autres je ne mets jamais de parenthèeses ^^

    Et pareil les points d’exclamation j’en mets tout le temps dans mes sms, à défaut de ponctuer mes phrases avec des smileys…

    Chouette idée d’article!

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    1. C’est exactement ça, si c’est entre parenthèses, on peut s’en passer. Mais je suis farouchement en désaccord avec ça, maintenant ! ^^

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  2. Je suis le genre de personne qui lit (beaucoup) de blogs mais qui ne laisse absolument jamais de commentaire. La lectrice de l’ombre, en quelques sortes.

    Sauf que là, je suis obligée. Cet article résonne en moi, c’est fou ! Je pensais que j’étais la seule psychorigide de la ponctuation. Je mets aussi des virgules partout, mais je trouve ça tellement beau, une phrase rythmée par les virgules !

    Bravo pour cet article, je me tâte à l’imprimer et à l’accrocher au dessus de mon lit. C’est formidable !

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  3. Coucou !
    Super article :) ça m’a refait penser à la commande d’affiche que tu m’avais faite, où tu avais instinctivement mis un point d’exclamation à la fin et où je t’avais demandé de changer pour un point final, non par désamour du point d’exclamation mais parce que le point final peut lui aussi dire bcp de choses ^^
    et oui moi aussi je suis fan de la ponctuation, je ponctue mes textos, et depuis les premières rédactions ça a tjs été HYPER important pour moi de placer la bonne virgule au bon moment, ça change tellement le rythme et la lecture ! Virgules forever <3 (et parenthèses of course)

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    1. C’est vrai ça, j’avais fini en point d’exclamation ! Mais c’est vrai le point final, posé, parfois claque vraiment beaucoup. Je signe toujours bisou. , le . étant obligatoire pour asseoir LE bisou au singulier !

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  4. Hahaha, la propension à abuser de la parenthèse, je connais bien ! Comme toi, je suis une grande adepte de la petite pensée/remarque insérée en milieu de phrase… Je trouve que cela rend le texte plus vivant, même si ça le rend, parfois, un brin indigeste. Sur mon blog, j’ai décidé de me la jouer rebelle et d’utiliser le crochet plutôt que la parenthèse, mais le concept reste le même. Me demande pas pourquoi, ça m’a pris, comme ça, un jour. J’ai trouvé cela joli, alors j’ai continué sur ma lancée.

    J’accorde pas mal d’importance à la ponctuation (et à l’orthographe, mais ça c’est un autre débat) et il m’arrive parfois d’avoir énormément de mal à lire un texte mal ponctué. Sur certains blogs, j’en viens même à fermer la page avant d’arriver au bout de l’article tellement ça m’énerve ! Non, non, je ne suis pas une extrémiste…

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    1. J’adore, comme tu dis, rendre un texte plus vivant avec les mille pensées qui nous viennent en les mettant entre parenthèses ! Le crochet, c’est vrai que c’est pas mal pour remplacer la parenthèses, un peu trop commune ! ^^(Mais je t’avoue que je sèche sur les règles typographiques des crochets.)

      Et pareil que toi, si un texte est mal ponctué, je suis vraiment incapable de continuer. (LE PIRE étant ceux qui ne mettent pas les ç, ni les apostrophes et qui mettent une espace à la place)(sérieusement ?).

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  5. Ah la ponctuation! Je suis une fervente utilisatrice de tirets - je ne sais pas bien pourquoi, mais je crois que je pourrais parfois utiliser un point virgule à la place (ou que je les utilise comme ça, peut être à tort, très souvent, plus ou moins consciemment). Sinon je suis une dilettante des règles de la ponctuation. J’applique les règles britanniques aux points d’exclamation, interrogation et autres en les collant au mot qui les précède, alors que je sais pertinemment qu’en français, eh bien il y a d’abord un espace.

    Je ne sais pas pourquoi, mais c’est comme ça, je fais fi de ces règles. (Pardonnes-moi!)

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    1. Je te pardonne pour les espaces, parce que je sais bien que ton coeur est un petit peu en Angleterre ! ^^Et les tirets, je me suis mise à les utiliser aussi un petit peu, pour changer des parenthèses. Parfois, ça fait plus de sens, je trouve !
      (Et, « faire fi de», dieu que j’aime cette expression ! )

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  6. Je me reconnais tellement dans tes mots !
    Je maitrise pas mal la séparation de prince (histoire de coller 2 côtés chocolatés ensemble n’est-ce pas ?), mais pas la séparation par point virgule. Et les parenthèses, mon dieu, j’essaie de me calmer. Je suis plutôt raisonnable pour ce qui est pro, mais sur mon blog j’ai envie de faire des apartés tous les 3 mots.
    Et je comprends tellement cette histoire de point d’exclamation, pour moi aussi ça a du sens. Par contre, hors de question d’en mettre plusieurs à la suite. Souvent je me relis avant d’envoyer un mail, et j’essaie de ne pas mettre 2 points d’exclamation d’affilée, histoire de faire un minimum sérieuse et pas ravie de la crèche.
    J’ai longtemps fait des phrases trop longues avec 12 virgules, et je dois dire que depuis que je me soigne et que je fais des phrases plus courtes, je trouve les les phrases longues un peu lourdes.
    Et mon dernier kiff, c’est le point d’interrogation - d’exclamation ! J’imagine toujours la tête des gens, avec un sourcil plus haut que l’autre, l’air dubitatif.
    Ah et j’aime les points même quand il n’y a pas de phrases, après un mot, pour poser le truc. Voilà.

    Enfin, tout ça, je ne l’exprime pas quand je dois être sérieuse, ce qui arrive bien plus souvent que je ne le souhaite.

    Bref, je partage ton avis : protégeons la ponctuation de tous ces gens sans scrupule ! (ma chef du moment ne met jamais de point en fin de phrases ni de virgule, je corrige tout, même le rapport d’activités de la boite tant ça me rend dingue)

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  7. J’aime la ponctuation même si je ne me suis jamais penchée là dessus. Mon faible va à aux parenthèses et aux guillemets, bien que le point d’exclamation me fait de l’oeil aussi !

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  8. Camille, tu es un peu folle mais c’est aussi pour ça qu’on t’aime (beaucoup). Cet article est juste génial pour moi, littéraire, amoureuse des mots, et des parenthèses. J’aimerais bien apprendre à utiliser les tirets par contre (les points virgule, je sais pas trop, des fois je les pose ici et là, en me disant que peut-être ma foi, sur un malentendu, ça pourrait peut-être marcher). Et puis la ponctuation, ça rend le texte joli aussi je trouve.

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  9. Oui pour moi la ponctuation compte bcp. Je suis journaliste, et éditrice sur un site d’infos carrière à Montréal :) j’ai travaillé par le passé avec quelqu’un qui avait plein d’idées en termes de contenu mais faisait beaucoup de fautes et, surtout, ponctuait n’importe comment. Il y avait toujours des virgules inattendues… pourtant pour les placer il suffit de bien respirer, non ?

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  10. Héhé, c’est l’occasion pour que tous les ponctuants sortent de leur réserve! Je te rassure, ça m’émotionne aussi cette histoire. Je crois que j’ai aussi beaucoup de tendresse pour les points de suspension…

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  11. très belle lecture. Je suis aussi une accro à la ponctuation.. le point virgule est ma petite folie. J’ai un petit pincement au coeur lorsque je lis un texte mal ponctué ! J’ai aussi abandonné les !!!!!! qui ne font décidément pas pro, même si j’aimerai transmettre ce que je trouve Amazing !Joli jeudi

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  12. Ah, sujet sensible : je passe des heures à essayer de faire comprendre (et encore plus de faire sentir) les règles de ponctuation à des élèves qui en mettent de moins en moins, voire plus du tout. Quand j’ai commencé ce métier, je croyais qu’ils seraient à la marge. Que j’aurais simplement à leur expliquer quand mettre des virgules. Mais le fait est là : la PLUPART ne font même pas de PHRASES. (Mon refrain quotidien est devenu : « Bon. Ta phrase, elle commence où? Elle finit où? Donc qu’est-ce qu’on met? ») Alors tu penses bien, moi, amoureuse du rythme, de la ponctuation dans ce qu’elle a de musical, cela me traumatise.
    Sinon trop cool ton article j’adore je suis comme toi je fais attention à chaque signe et dans les affiches c’est très important et l’esperluette ah mon dieu l’esperluette c’est si joli et aussi je préfère le point au point d’exclamation et c’est mais très très très important pour moi
    (Ah et, aussi, j’adore les ponctuations disparues, comme le « point en haut » en grec ancien, que l’on traduit par un point virgule, qui est si joli qu’il mériterait d’être réintroduit dans la langue. Voilà.
    Point barre.)

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    1. Mais mon dieu, comme je t’admire (je ne savais pas que tu étais prof en fait). Moi je m’arrache les cheveux quand je lis des SMS pas ponctués et, true story, j’ai déjà décidé d’arrêter de fréquenter un mec parce qu’il était incapable d’écrire en français normal, avec des vraies phrases et des verbes correctement conjugués (tsé, le -er à la place du -é, ce genre de choses…)
      Je pense que je suis légèrement psychorigide là dessus.
      Et oui, les ponctuations disparues, c’est super chouette, je pense qu’il faudrait lancer une action mondiale pour les remettre à l’ordre du jour !

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      1. Arrête, le mec qui ne sait pas écrire correctement un message simple est le pire des tue-l’amour. (Quand j’ai appris que le mien était dico d’argent à la dictée de Pivot, j’ai décidé de l’épouser. Non, hein, je plaisante, je ne l’ai pas épousé pour ça. Enfin, pas que. Aussi parce qu’il sait faire des lasagnes à la courgette. Ou parce qu’il était bon au lit. Mais quand même, Pivot, bon.)

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  13. Et les guillemets français (« »), alors ? Je les trouve trop beaux, les guillemets français ! Je crois que c’est mon signe de ponctuation préféré ! Et je plains les anglais, les espagnols et les autres, qui n’ont pas de guillemets français.
    Concernant le point-virgule, j’utilise une espace insécable avant, mais une espace normale après. C’est grave docteur ?

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  14. Haha, copine ! Moi aussi je suis une accro de la ponctuation (et aussi de l’orthographe), mais je suis incapable de dire si c’est une déformation professionnelle (je suis traductrice) ou si c’est ça qui m’a menée à ce boulot… l’œuf, la poule, toussa toussa (et j’aime aussi les parenthèses, comme tu vois !)
    Je suis adepte du point-virgule, tellement joli ♥ (et comme le dit Niña ci-dessus, c’est espace insécable avant/normale après !)(et MES AÏEUX des gens qui savent qu’espace est un nom féminin en typographie, j’ai envie de vous faire des câlins ! \o/) (l’espace insécable, c’est mon cheval de bataille ! Alt+0160 forever! [sans espace parce que c’est en anglais 😉 ])
    Ma bible, c’est le Lexique des règles typographiques en usage à l’Imprimerie nationale. Je le connais presque par cœur mais je continue à le consulter, souvent, pour le plaisir de vérifier un truc (qui a dit folle ?)

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    1. Je suis traductrice aussi, ce qui explique sûrement le pourquoi du comment de l’utilisation à bon escient du féminin du substantif « espace ». Et la quasi-certitude concernant l’espace normale après le point-virgule (mais Camille m’avait mis le doute et j’avais la flemme de chercher) (c’est mal et totalement « unprofessional » d’avoir la flemme) (pardon).

      Pour l’espace insécable, mon raccourci clavier (sur clavier suisse), c’est CTRL+MAJ+espace. Plus simple que le ALT+combinaison à 4 chiffres, non ? ALT+combinaison à 4 chiffres qu’il faut déjà se farcir pour plein de choses. Notamment les guillemets français quand on n’est pas dans Word qui les transforme automatiquement. Ou pour le Ç et autres joyeusetés.

      Franchement, rien à dire, y’a du lectorat de qualité, sur ce blog !!!!!!!!!!!!!!!! (Quand on travaille encore à 23h32, on a le droit d’abuser des points d’exclamation.)

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      1. Oui, vous avez raison pour l’espace insécable avant et l’espace normale après, je m’incline devant vous ! (Oh, j’aurais jamais pensé pouvoir débattre des espaces comme ça, je trouve ça fantastique !).
        J’ai d’ailleurs un doute, là, sur l’espace après le point d’exclamation, quand il est suivi d’une parenthèse… C’est visuellement moche de mettre une espace, mais normalement, le point d’exclamation en prend une après aussi : je m’interroge.
        Et pour l’espace insécable, j’utilise aussi la combinaison ctrl+maj+espace ! Le alt+ les chiffres, je m’en sers pour la cédille, que mon clavier qwerty n’a pas. et en revanche, les guillemets français (je fais la guerre à ceux qui utilisent les autres, AH LA LA), sur mon clavier, ils y sont et ne bougent pas quand je les utilise.

        Bref, merci les filles, vous êtes fantastiques !

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        1. Alors, j’avoue, je triche : pour l’espace insécable, la plupart du temps, je fais Alt Gr + http://users.numericable.be/denis.liegeois/kbdfrac.htm
          (et comme je suis incapable de me souvenir de toutes les possibilités, j’ai même trouvé les autocollants qui vont avec, c’est tellement pratique ! https://instagram.com/p/2Bm9QLq5SD/ )

          Mais j’ai jamais eu de problème à retenir les combinaisons à 4 chiffres, par contre, donc ça me pose pas de problème de les utiliser de temps en temps (par contre celles à 3 chiffres me perturbent, allez savoir pourquoi !).

          Pour la ponctuation à l’intérieur des parenthèses, j’ai un gros doute et le fabuleux Lexique dont je parlais plus haut ne m’est d’aucun secours… trop spécifique sans doute. Perso, j’ai tendance à coller parce que je les trouve tristes, les parenthèses avec du blanc à l’intérieur, et il faut évidemment éviter à tout prix qu’elles passent à la ligne suivante…

          J’aime tellement les guillemets français ♥ (et j’ai tellement peu souvent l’occasion de les utiliser - en trad de jeux vidéo, ça passe mal, ça prend trop de place et ça peut faire buguer le code !)

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  15. « J’aime dire aux gens que j’ai écrit cette phrase en souriant, en criant, en hurlant, en chantonnant, avec des paillettes dans les yeux »

    Tu n’as qu’à utiliser le point d’interrogation inversé pour décrire cette sensation !!

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  16. J’adore, beaucoup d’imagination dans tes textes ! Par contre je pense que tu as passé le bac et non le bas !!!
    Et pour tes sourcils, appelle ma femme.
    Bisous

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  17. Ton article me rappelle un livre que j’ai lu, il y a quelques temps déjà : Et si on dansait ? d’Erik Orsenna.
    J’adore cet auteur qui sait transmettre comme personne son amour de la langue française à travers ses romans.

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  18. Amusant de lire cet article aujourd’hui, alors que je finissais hier un post sur Nymph()maniac que tout le monde a allégrement transformé en Nymphomaniac, alors que ces parenthèses sont justes géniales d’un point de vue graphique (je ne vais pas vous faire un dessin) et narratif (plein de parenthèses dans le récit). D’une manière générale, les parenthèses sont souvent hyper croustillantes : c’est le détail-qui-tue qu’on aurait pu passer, mais qui est quand même délicieux, comme ça, en passant. Parfois aussi, en indiquant une nuance voire une contradiction, elles deviennent thought-provoking - l’étincelle qui met le neurone en ébullition.
    J’adore les tirets, aussi, que j’utilise à outrance depuis une version anglaise en prépa où l’on avait passé un temps infini à débattre de sa traduction - DASH ! J’adore ce signe qui permet de raccrocher une phrase nominative à une autre ; j’en abuse un peu, mais vu que ça me soigne de ma manie des participes présents (j’ai dû être une Romaine qui parlait uniquement par adjectifs verbaux dans une autre vie), j’imagine que c’est un mal pour un bien.
    Une question quand même : que fais-tu des deux points ? Suis-je trop démonstrative si je dis eux aussi les adorer ?

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