Depuis un an, plus ou moins, chaque soir avant d’aller me coucher, j’écris sur mon petit cahier posé sur la table de nuit, juste après avoir éteint mon téléphone (après avoir passé trente minutes sur Instagram, je vais pas vous mentir tout à fait). J’écris trois petits bonheurs, trois jolies choses qui me sont arrivées dans la journée. Après, je mets un peu d’huile d’amande douce sur mes mains, je fais un bisou imaginaire à la photo de ma petite sœur et je considère que je peux aller dormir.
Ça fait très longtemps que j’ai envie d’écrire sur ça, puis comme pour beaucoup de choses, je me suis un peu laissée emporter par tout, par le temps, par le sport, par les amis, par le travail, par la vie et puis je savais pas vraiment comment en parler, c’est si personnel, cette façon de percevoir le bonheur et puis parfois, j’ai l’impression d’être très naïve quand je parle de ça.
Mais il y a quelques jours, j’ai perdu ma Mamie, et plus que jamais, j’ai ressenti le besoin d’écrire, d’écrire les jolies choses pour ne pas laisser les larmes trop m’envahir et de relire aussi, tout ce que j’avais pu consigner dans ce carnet que j’ai commencé un peu sans trop savoir si j’allais vraiment être capable de trouver le temps de réfléchir à ces moments de gratitude.
C’est bête, de se dire qu’on a pas de temps dans une journée pour se remémorer ce qui nous fait sourire un peu plus, ce qui nous a fait briller les yeux un peu plus longtemps et ce dont on voudrait se rappeler toujours toujours.

Je ne me rappelle plus vraiment comment j’étais, quand j’étais enfant, mais je crois que je rouspétais beaucoup. Mon papa m’appelait la trompette, parce qu’une trompette, ça rouspète (parfois, c’était un trombone, qui ronchonne)(c’est vous dire le caractère de merde que j’avais à 7 ans, hein). Je ne sais pas exactement à quel moment j’ai décidé que c’était pénible, de rouspéter, mais comme beaucoup de choses qui font la personne que je suis aujourd’hui, je crois que mon séjour à l’hôpital y est pour beaucoup.
Pendant ces longs mois, ma meilleure amie m’écrivait, tous les jours ou presque, elle m’écrivait ce qui se passait dans sa vie, elle s’efforçait de me raconter, simplement, les jolies choses qui m’attendaient dehors. Pour moi dont l’activité principale était de finir mes plateaux repas et de prendre du poids chaque semaine, c’était devenu ma bouée de sauvetage. Je crois qu’en sortant de là, en prenant conscience que j’étais passée pas si loin de conséquences plus graves, je me suis promis tout bas d’être un peu plus heureuse que ce que j’aurais pu être.

Ces derniers temps, ça ne va pas très fort. Je n’ai pas vraiment envie de rentrer dans les détails (et puis j’ai pas envie d’inquiéter ma maman)(même si c’est un peu raté, parce qu’elle lit, je crois, assez assidûment le blog), mais tous les soirs, je me force, parfois c’est difficile, parfois je passe vingt minutes à réfléchir à ma journée, mais je me force à les trouver, ces bonheurs. Parfois, c’est simplement avoir eu tous les feux verts sur Mont-Royal, parfois c’est avoir surpris un sourire entre un enfant et sa maman (tout ce qui touche à la famille a une légère tendance à exacerber mon sentiment de la vie est belle, en ce moment) , parfois c’est un mot qui m’a fait rire, parfois c’est un nouvel objectif pour mon appareil photo acheté sans l’avoir vraiment prémédité, parfois c’est une rencontre inattendue, parfois c’est une nouvelle commande qui fait sourire, parfois il y a plus de trois bonheurs, et quand c’est comme ça, je les rajoute comme un petit bonbon (un bonbon qui ressemblerait à une tartine d’avocat), comme si je prenais de l’avance. Et puis parfois, il y en a moins que trois et puis ces soirs-là, en général, je tourne les pages du carnet, juste pour relire ce qui m’a fait sourire avant, et je finis toujours par me rappeler qu’aujourd’hui aussi, en fait, j’ai trouvé de la place pour garer mon vélo juste en bas du bureau, que j’ai réussi à chauffer mes brocolis du midi exactement à la bonne température, que mes ongles sont bien vernis (même si ça, en ce moment, c’est relativement faux) ou que j’ai réussi à porter toute une journée des chaussettes sans les trouer.
Vous savez, je trouve ça reposant, de savoir qu’on est tous capables de chercher nos pépites quotidiennes. On a tous cette capacité, je crois, d’être heureux, même si parfois, ça semble un petit peu plus compliqué.
Vous en pensez quoi, dites ?

Ça fait des années que je le fais dans ma petite tête, par intermittence. Quelques semaines, quelques mois, puis j’arrête… Puis je recommence. Puis j’arrête. Je devrais peut-être faire comme toi, tenir un cahier qui me lorgnerait du coin de l’œil le soir pour me rappeler de m’y tenir ?
Un tout cas, je trouve que tu as bien raison de t’y tenir, c’est une jolie habitude. Et courage pour cette mauvaise passe !
Je le faisais aussi plus ou moins régulièrement dans ma tête, plutôt sur le vif. Mais je trouve que prendre ces cinq minutes chaque soir pour se recentrer un peu sur ça aide, beaucoup, beaucoup, à relativiser et à s’endormir avec un grand sourire!
<3
(c'est vrai, tu as une photo de moi ? Double <3 <3 alors)
((maintenant je vais t'envoyer un message tous les matins en me levant comme ça tu l'auras en te réveillant <3))
1- évidemment que j’ai une photo de toi ;
2- j’attends tes messages.
C’est drôle, j’ai lu ce matin l’article de Cyrielle / Carnets Parisiens sur les 3 kifs par jour qui aborde le même sujet.
Je le fais régulièrement, plutôt l’hiver, dans les moments où ça va moins bien (dans ces cas là, je reprends mon carnet et j’essaye de garder le positif d’une journée) (j’ai de toute façon une tendance très naturelle à l’optimisme, à penser que j’ai de la chance et à oublier les trucs moins bien).
Il y a une autre jolie habitude que je voudrais mettre en place quand je serais grande et que j’aurais des enfants (un jour) (plus tard) : leur demander tous les soirs quel a été le meilleur moment de la journée (http://www.ritalechat.com/2015/03/cest-quoi-ton-meilleur-moment-de-la-journee-3/).
Dans l’autre sens (ie vers l’avenir plutot que vers le passé), j’ai aussi une technique toute bête des « perspectives positives » : avoir toujours un projet, un voyage, des places pour un concert ou un ballet avec des amis, bref un (ou plusieurs) truc motivant à moyen terme auquel penser et qui donne un horizon positif.
Je n’y connais pas grand chose, mais toutes ces dimensions de la psychologie positive sont passionnantes (et rassurantes : même si parfois c’est difficile, on a tous la capacité d’être heureux). Il y a plein de ted talk sur le sujet : https://www.ted.com/topics/happiness, ça fait du bien aussi à regarder!
Oh, j’avais raté l’article de Cyrielle, je viens d’aller le lire, c’est chouette ! Et c’est une très jolie habitude que celle de demander chaque soir à ses enfants - le billet de Rita le chat est absolument hyper émouvant. Je vais la garder quelque part, pour quand, si un jour, j’ai des enfants.
Et pour les Ted Talk : j’en raffole, je me fais des dimanches soirs entiers à regarder des vidéos, tellement je trouve fascinant d’avoir autant de sujets couverts par des gens passionnants !
Tes articles me touchent toujours autant et celui-ci tout particulièrement (et surement aussi parce qu’aujourd’hui c’est un temps à déprime avec cette pluie qui ne fait que tomber depuis ce matin)… Mais j’essaye d’être comme toi et de me dire que, quoi qu’il se passe, le soleil revient toujours.
Et puis comme les petits bonheurs sont fait pour être partagés, je te livre les miens de ce jour
1/ Avoir reçu mon nouveau bébé APN et recevoir le super objectif qui va avec aujourd’hui (on croise les doigts, avec la Poste, rien n’est jamais sur !)
2/ Avoir commencé la mise en page d’un super chouette magazine ce matin (avec plein de jolies couleurs et de belles typos -on se comprend-)
3/ Être toujours en pyjama / grosses chaussettes à 11h36 #viedefree
Plein de jolies pensées pour que ton soleil à toi revienne très vite 🙂
Hiiii, tu m’as eue à « mise en page d’un super chouette magazine » ET JE VEUX EN SAVOIR PLUS !
(Je t’avoue quand même : le jour où tu m’as citée comme la personne qui t’a initiée aux scones a fait partie des petits bonheurs écrits en majuscules. ^^)
Une jolie habitude qui me plaît beaucoup 🙂
🙂
Tu me diras, si tu essaies ?
Il y a quelques années, quand je commençais dans la vie active, et que c’était vachement difficile, je notais tous les soirs les petits bonheurs du jour, les choses que j’avais réussies à faire au boulot. Et après, ça allait mieux au travail, et j’ai arrêté, c’est un peu dommage, parce que quand je relis ce carnet, ça me donne la pêche. Ton article me donne très très envie de recommencer !
En tout cas, je te souhaite du courage et beaucoup de plaisirs 🙂
Merci pour ton petit mot ! Tu me diras, si tu t’y remets ? Ca fait tellement de bien, de prendre ces petites minutes avant d’aller se coucher, je trouve.
Je suis en train de décorer le carnet en question, donc oui, je pense m’y remettre 😉 Merci.
Passe un beau weekend !
Ecrire sur un cahier de gratitude avant de dormir, rien de mieux pour terminer une journée, et de ne garder que les choses positives. C’est une super idée, une idée à piquer. Pour ma part, je mets les bonnes choses qui me sont arrivées, et les mets dans un bocal. C’est bien de voir à quel rythme le bocal se remplit.
Oh, j’adore l’idée du bocal, aussi ! Je vais peut-être te la piquer pour l’instaurer au boulot, je trouve qu’on ne s’occupe pas assez des petits moments de bonheur quand on est plusieurs derrière les ordinateurs !
D’abord <3
Et puis <3 <3
Et encore <3 <3 <3
C'est joli d'écrire ses petits (et ses grands) Bonheurs du jour.
On me le conseille régulièrement, je réponds oh oui jolie idée, et puis non.
J'ai bien commencé un jour ou deux à les écrire mais je ne tiens pas sur la durée, j'oublie (étrange non?)
Je me les dis dans ma tête lorsqu'ils se produisent, oh tiens ça c'est un joli moment ou oh tiens ça c'est ma ptite victoire du jour ..mais le soir venu j'oublie de les noter (alors que je n'oublie pas de scroller mon instagram…)
C'est peut être que j'ai un problème avec l'écrit
"les écrits restent" ça m'angoisse je crois.
Le carnet sur lequel j'ai noté mes premiers Bonheur, bin je l'ai planqué, c'est peut etre pour ça que je l'oublie.. ça m'embettrait que quelqu'un tombe dessus ..
Mais à toi je peux t'en confier au moins un d'hier :
J'ai eu mon deuxième cours de natation et j'ai une nouvelle fois réussi à faire des longueurs en mettant ma tête sous l'eau, et puis j'ai nagé avec des palmes, et j'ai presque réussi à m'asseoir dans l'eau =)
(oui à la piscine en ce moment j'ai 6 ans)
C’est tout bête, mais peut-être que tu pourrais les enregistrer, les petits bonheurs ? Moi je les écris, parce que j’aime viscéralement écrire (ah, bon ?), mais l’important, c’est de trouver un moment pour se les remémorer. Savoir déjà les identifier, c’est beaucoup ! Je regardais ce matin la vidéo de Françoise Servan Schreiber dont Cyrielle a parlé sur son blog, et elle dit dedans que la première règle avec les petits kifs qu’on note, c’est que personne a le droit de les juger. Et j’avoue que c’est terriblement vrai, et même, je crois que si je tombais sur le cahier de gratitude de quelqu’un d’autre, je serai ravie de partager ça, justement, parce que des bonheurs, c’est tellement chouette à partager !
ET PUIS, pour la piscine : TROP COOL.
Moi aussi j’ai un grand cahier, mais ce n’est pas seulement un cahier de gratitude, c’est cahier de tout ce que j’ai envie d’écrire, dans tous les sens, selon l’humeur et l’inspiration (entendre : en gros bordel). Des fois c’est un dessin, même, parce que je n’ai pas envie d’écrire alors je ne me force pas. Parfois c’est un fleuve. Et puis un peu partout, il y a la date écrite en toutes les couleurs, et une liste en dessous, de choses qui m’ont fait sourire, de trucs cool, de pépites dorées. Je ne les fais lire à personne parce que moi-même, lorsque je les relis, je me dis que les méandres du cerveau sont parfois un brin complexes (entendre, encore : en gros bordel).
Parfois je liste aussi les trucs absolument pourris, les choses nazes qui ont été sur le chemin. Je m’interdisais de le faire, en me disant qu’il ne fallait pas ressasser, mais, exceptionnellement, en cas de force majeure de pourritude, je le fais, et cela procure un vrai soulagement, je ne sais pas trop, sans doute parce que cela permet de ne pas culpabiliser de se plaindre, et de se dire qu’on a le droit de se chouchouter à mort là quand-même parce que tout ça, non mais regarde.
Dans tous les cas, voir un nouvel article sur Les Parenthèses est toujours une pépite, hein, quel que soit le sujet, c’est ça qui est très fort.
Et pour finir : les pépites des frères et des soeurs, ce sont les meilleures, parce que les frères et les soeurs sont la plus belle invention du monde. Et ma soeur, elle ne ronchonne jamais de la vie (oui ça existe), mais elle a eu un trombone pour ses 25 ans parce que c’était son rêve, alors elle m’envoie des message vocaux avec des grands tubes réinterprétés au trombone solo avec des pooomp très faux, pour que j’éclate de rire en les écoutant dans ma voiture.
Oh, oui, les frères et soeurs sont les meilleures inventions de la vie (je crois qu’on est vraiment d’accord là dessus)(et je crois que ta soeur fait partie définitivement des gens que je veux rencontrer, elle a l’air formidable).
Je note pas mes moments pourris, mais peut-être que tu as raison et qu’il faudrait parfois le faire, et que ça ferait du bien.
Et puis, aussi, des coeurs et des bisous pour ton commentaire, merci.
Mes petits bonheurs je les écrits sur un forum depuis un an et demi, ça aide vraiment à voir la vie sous un jour un peu plus rose et pour l’anecdote ça m’a même permis d’aller à Athènes faire du couchsurfing chez une autre fille du forum qui avait créé ce topic 🙂
Pour ce qui est trop personnel, j’ai un petit carnet, un simple diary qui m’aide à faire le point. En relisant ce qui me paniquait il y a quelques années ou mois, cela m’aide à relativiser et à dépasser mes obstacles actuels en me rappelant qu’un jour, ils ne seront plus qu’un mauvais souvenirs.
La parution d’un nouvel article de ton blog fait souvent partie de mes petits bonheurs du jour alors merci 🙂
et bon courage pour toi en espérant que ça aille très fort bientôt 🙂
Merci Juliette pour ton petit commentaire, j’aime toujours terriblement lire les mots que tu me laisses ici, vraiment <3.
Puis c'est si chouette, ton histoire d'Athènes et de rencontre !
C’est une sacrément chouette idée.
De temps en temps (quand y’a un peu moins de paillettes dans mon quotidien), je gribouille des listes de jolies choses sur des petits carnets… mais je crois que de faire ça quotidiennement c’est encore mieux.
Alors j’vais sans doute te piquer l’idée 🙂
Et puis aussi j’espère que le soleil & les fleurs qui arrivent vont te mettre un peu de baume dans le coeur
Oh, oui, pique moi l’idée, il faudrait que tout le monde fasse pareil ! Et puis merci, et bisous.
C’est un joli principe, surtout lorsque l’on est dans une période de « creux » (c’est drôle, je me suis dit aujourd’hui dans le métro, en rentrant d’une journée un peu horrible qu’il me fallait un nouvel objectif pour mon appareil photo).
Et puis, je t’admire un peu de le suivre depuis presque un an…
(et tout plein de bisous pour cette période compliquée …)
Il m’a fallu quelques semaines pour que ça devienne un réflexe - et aussi pour ne pas que j’en aie honte, aussi bizarre que ça puisse paraître (je suis très optimiste de nature et un brin naïve, je crois, alors j’ai toujours un peu peur que les gens me voient comme une hippie totale), mais maintenant, j’en ai besoin.
J’ai arrêté de la faire quelques jours cette fin d’année, et sincèrement, quand je m’y suis remise, j’ai vraiment senti que j’étais beaucoup + capable de relativiser et de me dire que même si parfois j’ai envie de pleurer très fort, ma vie est relativement heureuse !
(PS : on a toujours besoin d’un nouvel objectif d’appareil photo.)
J’ai pris cette habitude depuis un peu plus de deux ans déjà et c’est apaisant de noter ses petits bonheurs, même quand il ne s’agit que d’un détail. Et quand il n ‘y en a pas, on peut relire les derniers et cela nous redonne le sourire 🙂 Courage la belle, cette mauvaise phase va passer.
Mais oui, c’est tellement apaisant! Merci pour ton petit mot en tous cas 🙂
Quand j’ai reçu ta si chouette carte dans ma petite boite aux lettres de la ville où il pleut beaucoup, je l’ai noté dans mon carnet. Le pauvre, il ne reçoit pas que des petits bonheurs, mais il a le droit à quelques lignes chaque soir. Je vais essayer qu’elles soient plus positives, tiens.
Et bises, plein plein
Même si ce ne sont pas toujours que des petits bonheurs, je crois que ça fait du bien de les noter, juste pour relativiser!
Je trouve cette idée très chouette. Je l’ai d’ailleurs adoptée dans une page de mon Bullet Journal - tous les soirs, j’y note deux à trois choses positives qui me sont arrivées dans la journée. Je trouve que c’est important de faire ça, car cela nous force à apprécier le quotidien, à voir de la douceur dans la routine. Et dans les moments les plus durs, relire ces petits mots redonnent le sourire et peuvent beaucoup aider. Bon courage et plein d’amour pour cette mauvaise passe. ♥ xx
À force de vous entendre parler du Bullet Journal, je vais m’y mettre je sens! Mais oui, c’est super important, je trouve, ça fait vraiment du bien de prendre ce petit recul sur la journée! Et plein de bisous à toi.
Dans mes carnets à moi, il y a beaucoup de larmes. Parfois des instants de bonheur immense, mais, j’ai du mal à les écrire. Je ne sais pas y mettre la forme, j’hésite. Je voudrais qu’ils soient aussi beaux sur le papier que dans ma tête et, alors, je les examine sous tous les angles et je n’y vois plus que les points noirs. Le cahier de gratitude, c’est une si belle idée, il faudrait que je m’y mette, que j’y consigne des instants bruts et chauds, sans trop me prendre la tête.
Aujourd’hui, en tout cas, je suis heureuse de découvrir ton blog, presque par hasard, et tes mots inspirants. Je cours de ce pas me perdre un peu plus.
La vie l’année dernière ne m’a pas laissé beaucoup de répit. Des mauvaises nouvelles comme ta mamie, des déménagements personnels et professionnels.
J’ai eu des coups de moins bien. Et puis j’ai dû aller voir mon ostéopathe qui m’a gentiment dit : avec tout ce que vous vivez, reposez vous, prenez le temps de vivre et ça arrivera. J’ai écouté. J’ai pris le temps. Je me suis posée dans cette nouvelle, belle et graaande maison avec trois chambres pour nous qui sommes que deux. J’ai pris un chat sur un coup de tête parce que le moral ne revenait pas assez à mon goût.
Finalement, j’ai pris conscience des petits bonheurs. J’ai beaucoup grandit en très peu de temps. Alors maintenant je positive beaucoup plus, arrive à mettre de la distance sur ce qui ne me convient pas, et les choses qui ne sont pas faites aujourd’hui : elles peuvent attendre demain.
J’ai eu envie de commencer à cahier de petits bonheurs, et finalement je ne l’ai jamais fait. Maintenant il faudrait que je le fasse avec cette nouvelle vision et surtout que je convertisse ma maman (toujours pessimiste !). Et puis aussi il faudrait que je me remette à bloguer plutôt que de te laisser de grand commentaire.
Bises
J’allais commencer mon message en te disant merci, Camille, pour ces mots. & je me suis alors rendue compte que le sentiment de gratitude fait partie de moi, qu’il est bien ancré. Je tiens un carnet de petits bonheurs depuis trois ans (un par année, c’est une chouette occasion de s’offrir de jolis carnets), depuis que j’ai entendu parler des « 3 kiffs » de F. Servan-Schreiber.
J’ai remarqué que les jours plus difficiles, soit je n’écrivais rien (comme c’est parfois le cas en ce moment, depuis quelques semaines), soit je préférais déverser ma tristesse en quelques phrases. Comme si elle aussi avait sa place parmi les bonheurs, puisqu’elle me permettait d’avancer et de grandir.
Parfois, cela m’arrive de les relire (combien de fois ai-je noté comme petit bonheur la parution d’un de tes articles ? Mmmh… Presque à chaque fois !) Alors merci, Camille, pour ce partage (et tous les autres).
Oups, parution, je voulais dire « publication »…
Il me semble qu’on a déjà parlé ensemble des petits bonheur. Je viens à Montréal, voyage pro 2 jours) que je prolonge qq jours de plus. Est-ce que cela ferait une ligne de plus sur le cahier si je t’apporte (ou te fais passer) quelque chose d’ici ? Ou bien on trouve tout partout et c’est inutile ? Ici, c’est Paris, Bx, L…n, ou ailleurs, j’aurais du temps ce we s’il le faut pour te dénicher l’improbable, et te faire passer qq chose que tu as laissé, ici ou là-bas. Dis, je ferai au mieux. Je viens du 28 au 4.
P.
Moi je ne les écris pas, pas l’énergie en fait le soir, mais je les refais passer dans ma tête avant de m’endormir. J’essaye de me concentrer sur le positif, mais j’avoue, y’a des jours c’est difficile et mon esprit se laisse parfois envahir par le négatif, le préoccupant. Mais oui ça ne laisse pas de trace, et je crois qu’il faudrait que je les écrive car quand la journée a été bien pourrie, parfois on oublie ce qu’il y a eu de positif. Je me suis surprise parfois à me dire « semaine de M_ _ _ _ », et puis en me concentrant un peu, de me rendre compte que non, elle n’était pas si pourrie que ça, qu’il y avait eu de jolies choses aussi. L’écrire rendrait sans dote la réalisation plus rapide et aisée!
Courage, car on sent que tu traverses une période pas facile. Moi c’est pareil, mais j’en sors un peu. L’avenir devrait être plus radieux!
[…] Vous savez comme je chéris les petites gratitudes du quotidien, qui permettent de se rappeler ce qui nous rend heureux·se. Camille en parle sur son blog avec brio, et ne fait que renforcer l’amour que je porte à mes … […]
Très jolie habitude! Depuis le début de l’année, je note mes petits&grands bonheurs sur des petits billets. Je les range dans un joli bocal. A la fin de l’année, je prendrai le temps de les relire.
Je tenais un carnet de mes petits bonheurs de la journée quand j’étais au chômage, l’an dernier. Je trouve que ca m’aidait beaucoup à voir vraiment les jolies choses. Et puis j’ai trouvé du travail, et je me suis mise à courir après le temps, alors mes écrits dans le carnet se sont espacés, pour disparaître fin janvier. Et puis finalement depuis fevrier je vis une période dure. J’ai pensé plusieurs fois à reprendre le carnet en me disant que ca m’aiderait psychologiquement, que ca m’ouvrirait les yeux sur les jolies choses et m’aiderait à positiver, sauf que j’ai eu un peu peur de ne rien trouver à mettre dedans et que ca me déprime, et puis j’ai eu un peu la flemme. Et puis j’ai lu ton article la semaine dernière, et hier soir, après un bon week-end en amoureux, j’ai repris. Quand j’étais au chômage le carnet était au bureau à côté de moi, là j’ai fait comme toi, il est à côté de mon lit, histoire de ne pas l’oublier le soir. Et rien qu’hier, ca m’a deja aidé à voir la vie un peu plus rose ^^
Très bel article, je vais essayer 🙂
[…] a fleuri lorsqu’en Juillet dernier je suis tombée sur cet article de Camille : Cahier de gratitude. Un article touchant, émouvant. C’est lui, qui m’a donné […]