Ce titre je l’ai volé à Camille et depuis ce billet, dès que je mets les pieds dans un aéroport, j’ai cette phrase qui me vient. Parce que moi aussi, je crois, j’ai trop pleuré dans les aéroports.
Je crois que je n’ai jamais été très forte pour dire au revoir. En tous cas, depuis que je suis en âge de comprendre tout ce que ça veut dire, un au revoir. Il y a toujours un tas de trucs qu’on cache derrière ça, des baisers qu’on aura pas osé donner, des mots qu’on aura tus, des gestes qu’on aura gardé pour soi. Tous ces petits trucs qui prennent plus de sens quand on dit au revoir. Au revoir, je n’aurais peut-être plus l’occasion de t’embrasser pendant trop longtemps, au revoir, on n’échangera que ces banalités qu’on échange tous les jours, par téléphone, par skype ou par WhatsApp, mais encore une fois, on gardera les choses qui font un peu mal sous les mots drôles qu’on préfère distribuer.
Au revoir, tous les câlins qu’on aurait pu se donner, finalement, on les gardera sous forme d’inférieur 3 et de hugs virtuels, lancés entre deux blagues un peu sales, parce qu’on a un humour un peu comme ça (on est pas sérieux, quand on a 26 ans).
On a toujours beaucoup trop de temps dans un aéroport, pour penser à ça (surtout si on est comme moi et qu’on a toujours cette malchance inouïe de décoller du seul terminal sans boutique de l’aéroport)(sérieusement les gars, en 2014, il me semble qu’un minimum vital devrait être assuré)(c’est à dire pas uniquement un Burger King). Alors on boit un smoothie en réfléchissant à trop de choses et inévitablement, on laisse toujours quelques larmes couler. On regarde un peu à droite et un peu à gauche, puis finalement, qu’est ce que ça peut faire, si on nous voit pleurer.
J’ai toujours l’impression, quand on voyage, qu’on laisse une part de nous, pour prendre autre chose à la place. Des souvenirs, des odeurs, des sourires, des larmes aussi parfois, des visages, des phrases, des moments et quelques produits de beauté, tout ce joyeux bordel qui fera que, demain, quand on reverra les copains, on dira que oh, oui, c’était bien et que oui, j’ai eu un excédent de bagages à la fin, mais tu sais quoi, c’est pas grave, de toutes façons, j’avais des dollars que je n’aurais pas pu échanger avant de partir, alors autant les utiliser dans autre chose qu’un ultime muffin triple chocolat.
Voilà. Aujourd’hui, je suis celle qui est assise, devant sa porte d’embarquement, son longboard orange sous un bras (parce que oui, j’ai été obligée d’acheter un longboard à Venice) et son double espresso dans l’autre main, regardant un peu son téléphone, parce qu’on attend souvent trop un message, et qui pleure, un peu-beaucoup doucement, en pensant à la douceur des derniers jours, à ce coucher de soleil admiré depuis ma planche de surf, à ces fous rires, à cette bouteille de vodka-canneberge avalée dans la voiture, comme quand on avait 16 ans, à ces deux garçons et aussi, un petit peu, aux choses un peu plus compliquées.
Alors oui, je pleure toujours dans les aéroports. Et j’en ai besoin pour me rendre compte qu’en une semaine, j’aurais encore grandi un petit peu.
(Demain, je vous parlerai de L.A. et de mes cinq petits jours presque-parfaits passés là bas, et on arrêtera tous de pleurer ensemble, c’est promis.)

C’est bon de te retrouver, ici. J’aime beaucoup la bannière, et surtout ça m’apaise de te lire, ça m’avait manqué.
Je sors exténuée d’une journée de travail, et je fais une parenthèse en venant ici.
Moi la petite phrase que j’aime à penser c’est « et on se sort les doigts du cul » qui est depuis ta création devenu un poster qui trône sur le mur de mon salon ! Et je suis fière de dire à mes visiteurs que c’est une certaine talentueuse Camille du web qui a fait ça, que je serais ravie de leur donner le lien ! voilà voilà
Chouette ce nouveau nom, et puis ça te va si bien… Et ce billet est très joli, un peu triste aussi mais très joli. Ravie de te retrouver !
PS bug : ton bouton FB n’a pas l’air de marcher…
bon ben… <3
Arfff tjs eu en horreur les au revoir et alors les departs en avion….trop douloureux comme souvenir :/
Tres beau texte, plein d’emotions
<3
Je suis la championne des larmes d'au revoir, quai de gare, aéroport et surtout des larmes des aux revoirs du dimanche soir.
J'adore ce billet !
Oh toi et tes billets <3
Miss u un peu là poupette
(Pis qu'est ce que c'est joli icitte!)
Ça fait longtemps que je n’ai pas pleuré dans un aéroport, 6 ans, je crois… Mais là j’ai les yeux qui picotent un peu, devant mon écran. Bon retour, elles sont belles tes photos (et tes parenthèses, j’en parle même pas)
Je t’envoie des bisous virtuels mais sincères !
Mon dieu ce que ça fait du bien de te retrouver, de te lire.
Je suis comme toi, je suis nulle nulle pour les auevoir, je pleure toujours, beaucoup, beaucoup trop.
A très vite ma jolie
Mais en même temps, c’est si beau et si prometteur un aéroport, non ?
Un premier commentaire sur ton joli nouveau blog
Heureuse de savoir qu’il y’aura encore plein de jolis articles qui vont me faire réfléchir, sourire, motiver
hate de les lire !
J’ai longtemps détesté les aéroports pour un peu les mêmes raisons. Et 1 fois sur 2 je les déteste encore un peu. Mais l’autre fois (la deuxième des 1 fois sur deux) que ce sas m’amène aux gens que j’aime qu’il faudra quitter encore sous peu mais pour quelques temps, au moins, nous serons tous ensemble. Cette fois-là je m’émerveille du spectacle qui s’offre à moi, de tous ces gens, de tout ce que je devine de leur histoire et de tout ce que je peux inventer derrière un regard, un geste, une attitude. Et qui nourrira un jour une histoire.
Bises
Ouh là là moi aussi j’ai pleuré dans les aéroports…dans les avions aussi…la dernière fois c’était il n’y a pas si longtemps…
J’ai adoré ton texte et j’ai hâte de découvrir ton voyage…
Ils ont quelque chose de magique, les aéroports… Hors du temps
Oh oui ça me fait toujours cet effet là dans les aéroports, l’ambiance y est très nostalgique je trouve… impossible de pas pleurer
bizarrement beaucoup moins dans les gares
Oh, ça me fait déjà rêver, LA! Merci de nous accueillir ici, j’adore!
J’ai toujours aimé les quais de gare et les halls d’aéroports (encore une fois, tu as une longueur d’avance sur moi, c’est un des thèmes sur lequel je veux écrire, tout comme le matin, mais tu le fais si bien). Je les aime pour les émotions particulières qui s’en dégagent, pour les au revoir, les retrouvailles, les grands sourires et les larmes qu’on ne peut pas retenir. Mais aussi pour les angoisses, et cette pluralité de sentiments que l’on ressent, une fois seule devant sa porte d’embarquement, et pour toutes ces rencontres aussi, ces sourires qu’on echange avec cette jeune fille qui nous ressemble, ce regard à ce garcon un peu trop joli, ou à ses enfants complétement émerveillés, de se dire qu’ils vont voler. Un peu pour tout ça, et aussi parce que ça veut dire qu’on s’en va un peu loin, un peu loin de notre zone de confort, de ceux/ce qu’on aime. Parce qu’on a eu le courage ou pas d’ailleurs, parce qu’on suit notre coeur, nos envies. Mais j’ai aussi aussi pleuré dans les aéroports, et dans les trains. Parce que comme tu le dis si bien, il y a des mots qui sont restés coincés dans notre gorge, ses bras qu’on a pas ouvert alors qu’on aurait du, ces je t’aime qu’on a pu se prononcer mais qu’on ecrira à base d’inférieur trois. (ça fait du bien de retrouver tes mots Camille <3)
Je viens juste de rentrer de quelques jours passés à Malte et ton billet résonne en moi…
Comme je te comprends !
Moi dans les aéroports je suis plutôt celle qui ne dit plus rien (et pour moi c’est signe que ça va pas) et qui repense avec sûrement trop de nostalgie aux supers moments qui viennent de passer. Donc même si je ne pleure pas dans les aéroports je comprends vraiment ce que tu dis, à mon retour de un mois passé aux USA en juillet dernier j’étais juste trop déprimée de rentrer… Je découvre tout juste ton blog mais je reviendrai (je me suis abonnée), j’aime l’ambiance ici et ta faon d’écrire.
Ah les aéroports… ces lieux de transition si propices aux émotions ! Que cela soit la séparation des proches mais aussi de cet endroit où l’on a vécu quelque chose de fort, l’attente de l’aventure et de ce qui nous attend, nous sommes avec nos kleenex parfois, dans la salle d’attente. À chaque fois, j’essaye de couper court aux salutations, parce que je ne suis pas très douée pour cela :).