Ça fait des années et des années que je parle en secret de ça. Je veux inventer ma petite ligne de papeterie, une collection de choses en papier, des cartes, des affiches, des petits carnets à mon image, avec des mots dessus, des jolis mots écrits soigneusement.
Des objets à lire et à toucher, dont on imagine le bruit du crayon sur le grain quand ils ont été dessinés. Des petits papiers à glisser dans les poches de ceux qu’on aime, des petits papiers à envoyer, parce que recevoir du vrai courrier, aujourd’hui, c’est parfois encore plus réjouissant que, je sais pas, imaginez un truc vraiment chouette, et dites-vous que recevoir du vrai courrier, c’est encore mieux.
Par exemple, c’est encore mieux que manger des tartines d’avocat.
Ça fait des années, donc, que je rêve de ça. Parce que depuis que je suis petite, le papier, je le respire, je le renifle, je le touche, je le découpe, le plie, l’abîme, le mange, le mord. Je l’adore. Le papier, c’est un truc qui me rassure, c’est tellement fin, une feuille de papier et c’est tellement plein de trucs à la fois. Ça devient un terrain de jeu infini. Et une fois que le papier est fini, on le garde, on le regarde, on l’encadre et on le chérit.
Alors je sais pas, cette année il y avait un truc qui me faisait comprendre que c’était le moment. Un travail à côté qui me passionne, mais qui n’est pas à moi, qui n’est pas un truc dont je peux décider de tout et un peu de temps libre, parce que j’avais décidé d’arrêter de trop travailler, justement, si ce n’était pas pour moi. Des amis qui m’ont encouragée tout le temps et sans faille à écrire mes bêtises sur des bouts de papier en vrai, en grand, tu fais ça bien, tu peux y arriver. Et un garçon à mes côtés qui croyait pas mal en moi, qui m’a fait un retroplanning autour d’un brunch un lundi férié et qui s’est assuré que je ne paniquais pas en appelant les imprimeurs.
J’ai presque tenu les délais, je me suis beaucoup rongé les ongles et j’ai passé beaucoup de nuits sans dormir, parce que et si ça plaisait pas, et si je me plantais et si j’y arrivais pas ? Et j’ai fini par me dire que oui, d’accord, et si j’y arrivais pas, peut-être, mais, eh ! Et si j’y arrivais ?
C’est pas trop mon genre d’avoir confiance en moi et d’être contente de ce que je fais, mais je crois que pour une fois, j’ai envie de me dire que oui, je suis bonne dans ce que j’ai choisi de faire. Alors voilà. C’est gonflée à bloc et pleine de beaucoup d’énergie (j’ai bu pas mal de cafés) que je vous annonce que ma petite boutique Etsy est ouverte.
Ça s’appelle PaperMiint.
Pour le moment, il y a des cartes de vœux et je vais étoffer les collections au fur et à mesure. J’espère du fond du cœur que vous allez aimer.


30 commentaires sur “Papermiint.”